Le jour de peine et de questionnements est arrivé pour le Maroc à Lausanne, en Suisse, où les responsables du football et leurs avocats sont appelés à plaider leur cause devant le TAS, le Tribunal arbitral du sport, une instance reconnue pour trancher dans le dossier l’opposant au Sénégal après les événements provoqués par son équipe en finale de la CAN.
L’opinion publique nationale et internationale garde en mémoire cette soirée du 18 janvier 2026, quand l’équipe adverse a quitté le terrain sans autorisation en signe de protestation. Un incident que la Confédération africaine de football n’a pas sanctionné dans un premier temps, malgré la protestation du Maroc, avant de revenir sur sa décision en appel pour donner raison à l’équipe marocaine et la déclarer vainqueur de la Coupe d’Afrique. Le Sénégal a décidé de ne pas se plier au verdict, refusant de restituer cette coupe, les compensations financières ainsi que les médailles, et de saisir ce tribunal.
Le dossier est complexe pour les deux parties et les éléments du différend sont fortement imbriqués, puisque la CAF, qui a rendu la décision sportive contestée par le Sénégal, est également impliquée comme partie prenante. L’affaire, rarissime dans le monde du football international, pourrait par ailleurs faire jurisprudence.
Depuis tôt ce matin, les trois délégations, accompagnées d’une nuée d’avocats-conseils, font face à un collège de trois spécialistes du droit en la matière afin de clore ce dossier. La partie marocaine s’y est bien préparée, sans avoir l’assurance d’obtenir gain de cause, bien qu’elle estime être dans son droit et disposer de preuves irréfutables et bien documentées, réunies après un long travail minutieux.
Mais les Marocains ne seront pas au bout de leurs peines après les deux ou trois audiences programmées, car le verdict final du TAS ne sera pas connu avant plusieurs semaines, voire deux ou trois mois.



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