De nouveaux groupes de Marocains qui vivaient à Sebta occupée ont commencé à organiser leur retour volontaire vers le Royaume par le poste-frontière de Tarajal, après l’intervention des autorités locales pour évacuer et démanteler des regroupements informels dans l’ancienne usine de guano. Cette démarche intervient plus de deux mois après les entrées massives enregistrées à la frontière de la ville à la fin du mois de juillet dernier.
Les personnes concernées ont été transportées par petits groupes, à bord de bus affrétés, jusqu’au poste-frontière, où elles ont franchi la frontière dans le calme et en bon ordre, après avoir choisi de mettre fin à leur séjour provisoire dans la ville. Ces mouvements traduisent le souhait croissant de dizaines de jeunes d’en finir avec une période difficile, après l’évacuation de l’abri de fortune où ils avaient trouvé refuge ces dernières semaines.
Ces scènes rappellent celles observées il y a environ une semaine, lorsque d’autres groupes de Marocains avaient pris la même décision de retourner volontairement au Maroc, à la suite du démantèlement par les autorités de campements informels similaires, notamment celui qui se trouvait près de la plage de Trampolín. Le scénario d’un départ vers la frontière s’est répété après la fermeture de ces points qui servaient d’hébergement provisoire.
Pendant deux mois entiers, les personnes concernées ont vécu dans des conditions humanitaires très difficiles, dormant à la belle étoile, sans perspective de stabilité, sans logement décent ni conditions de vie de base. La grande majorité d’entre elles se sont ainsi convaincues de la nécessité de rentrer au pays, afin d’éviter de rester dans ces foyers marginaux, exposés à une évacuation à tout moment.












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