Le théâtre marocain est en deuil. Aziz Seghrouchni, dramaturge et homme de culture dont le parcours accompagne une partie de l’histoire de la scène nationale, est décédé dimanche 11 octobre. Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a annoncé sa disparition, saluant une carrière consacrée aux arts et à leur rayonnement.
Son nom demeure intimement lié au Théâtre national Mohammed V de Rabat. En 1964, il en prend les commandes, devenant le premier directeur marocain de cette institution emblématique. Une responsabilité qui inscrit durablement son parcours dans la construction de la vie culturelle du Maroc indépendant.
Mais réduire Aziz Seghrouchni à cette fonction serait oublier son engagement dans l’écriture dramatique et l’organisation de manifestations artistiques. Le ministère rappelle ses contributions à l’enrichissement du paysage culturel national : celles d’un homme pour qui le théâtre se pratiquait aussi bien dans la création que dans le travail nécessaire pour faire vivre les institutions.
Les hommages témoignent également de l’estime qu’il inspirait. L’acteur culturel Hassan Nafali a salué sa générosité et son exigence, tandis qu’Abdelkebir Rgagna, président de la Mutuelle nationale des artistes, a rappelé son engagement en faveur de l’action théâtrale au Maroc. Au-delà des fonctions exercées, c’est une présence humaine que ses compagnons de route pleurent aujourd’hui.
Cette disparition invite à préserver la mémoire de ceux qui ont accompagné l’essor du théâtre marocain. Leurs œuvres, leurs témoignages et leurs archives constituent un patrimoine à transmettre aux nouvelles générations. Avec Aziz Seghrouchni, une voix s’éteint ; il appartient désormais aux institutions culturelles et aux artistes de faire vivre ce qu’elle a apporté à la scène nationale.












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