Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu, mercredi 14 octobre au Palais Royal de Rabat, Fatima Ezzahra El Mansouri, chargée de former le nouveau gouvernement. Au cours de cette audience, la Cheffe du gouvernement désignée a présenté au Souverain les étapes franchies dans la constitution du prochain Exécutif.
Le Roi lui a exprimé Ses vœux de réussite, tout en soulignant les exigences de la prochaine phase : une mobilisation d’ensemble et une action gouvernementale sérieuse et responsable, à la hauteur des défis et des attentes du pays. Le communiqué du Cabinet Royal inscrit cette rencontre dans l’exercice des attributions constitutionnelles du Souverain et dans Sa volonté de garantir le bon fonctionnement des institutions.
Cette audience intervient deux jours après l’officialisation de la coalition réunissant le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS. Les quatre formations disposent de 207 sièges à la Chambre des représentants, au-dessus du seuil de majorité absolue fixé à 198. L’accord politique est donc acquis ; restent à finaliser l’équipe ministérielle et le programme commun.
Le communiqué ne précise toutefois ni les noms proposés, ni la répartition des portefeuilles, ni une date de nomination. Il ne permet donc pas de conclure que la composition du gouvernement aurait déjà été définitivement arrêtée.
Sur le plan politique, le message royal peut être lu comme un rappel de la finalité des négociations : constituer une équipe capable d’agir. Le partage des responsabilités entre partis devra s’accompagner d’une cohérence dans les décisions, d’une coordination entre ministères et d’une capacité à rendre compte des résultats.
Pour El Mansouri, l’enjeu sera de transformer les convergences annoncées en priorités concrètes. Emploi, pouvoir d’achat, santé et éducation appellent des réponses assorties de moyens et d’échéances. La solidarité gouvernementale devra également résister aux arbitrages budgétaires, lorsque toutes les promesses ne pourront être financées simultanément.
L’audience marque ainsi un point d’étape institutionnel important. La réussite du prochain Exécutif se mesurera moins à l’équilibre des nominations qu’à sa capacité à répondre aux attentes des Marocains. C’est désormais sur cette exigence que la majorité devra construire sa crédibilité.












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