Selon les indiscrétions recueillies auprès de sources internes aux partis formant la majorité, les négociations sur la formation du gouvernement avancent vers une étape décisive : la répartition des portefeuilles entre les différentes composantes de la coalition.
En attendant l’officialisation des accords définitifs, et sauf imprévu lors des ultimes réglages, l’architecture du prochain gouvernement pourrait s’articuler comme suit autour du PAM, qui en assurerait la direction sous la conduite de Fatima Ezzahra El Mansouri.
L’idée initialement avancée de confier des postes de ministres d’État aux dirigeants des trois autres partis aurait finalement été abandonnée, du moins à ce stade. Ces derniers étaient pressentis pour diriger des pôles ministériels, selon une première mouture qui aurait été écartée au fil des discussions.
Appelé à conduire la majorité, le PAM se verrait attribuer le plus grand nombre de responsabilités gouvernementales. Outre la chefferie du gouvernement, les domaines évoqués comprennent l’Économie et les Finances, la Justice, l’Agriculture, l’Énergie, l’Économie numérique, la Culture et la Communication, les Relations avec le Parlement ainsi que l’Artisanat. Reste à savoir si certains de ces secteurs seraient regroupés ou confiés à des secrétaires d’État, dans la perspective d’un exécutif resserré, plus léger dans son organisation et plus efficace dans son action.
L’Istiqlal obtiendrait, pour sa part, six portefeuilles. Il conserverait notamment l’Équipement et l’Eau, avec le maintien envisagé de Nizar Baraka, ainsi que le Commerce et l’Industrie et le Transport et la Logistique. S’y ajouteraient l’Habitat et l’Aménagement du territoire, l’Investissement ainsi que la Jeunesse et les Sports. Ce dernier département retrouverait ainsi une configuration distincte de l’Éducation nationale.
Au sein de ces deux formations, la reconduction éventuelle de plusieurs ministres de l’équipe sortante pourrait toutefois susciter de vifs débats, entre volonté de continuité, exigences de renouvellement et ambitions des candidats à une première responsabilité ministérielle.
Les deux autres composantes de la majorité se partageraient les portefeuilles restants. L’USFP se verrait confier quatre départements : l’Enseignement supérieur, le Tourisme, la Fonction publique et la Pêche maritime. Le PPS hériterait, quant à lui, de trois secteurs : l’Éducation nationale, la Santé et l’Emploi.
Si cette répartition venait à se confirmer, les arbitrages sur les noms constitueraient encore une étape déterminante. Car, au-delà des équilibres partisans, la cohérence de l’équipe et sa capacité à porter un programme commun donneront la mesure du prochain gouvernement.












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