Après avoir vu son offre d’intégrer le nouveau gouvernement poliment déclinée par le PAM, le RNI, laissé en panne par son ex-président Akhannouch, n’a pas tardé à se manifester sur les bancs de l’opposition dès l’ouverture du travail parlementaire et les premières séances.
Celle de ce mercredi a été digne d’un intérêt particulier pour voir ses députés prendre l’offensive contre le gouvernement et sonner la charge au nom d’une formation qui, jusqu’à il y a peu, était considérée comme un parti de l’Administration traduisant la position du pouvoir, avec une présence continue dans tous les gouvernements depuis sa création, pour se retrouver au final isolée dans une opposition en reconstruction aux côtés des islamistes du PJD, avec la ferme intention de faire payer cher à Mansouri son refus de les admettre dans sa majorité.
Les députés du RNI, ou du moins l’un d’entre eux, le plus remarqué des orateurs, Mohammed Bakkouri, n’ont laissé percevoir à l’avenir aucune possibilité de les voir ménager le PAM, une formation également assimilée au pouvoir, et encore moins de lui épargner les pires critiques sur son mandat, dont il a donné le ton en avant-goût en traitant le programme de la cheffe du gouvernement d’adjectifs peu flatteurs, comme « simple papelard insignifiant », « mal inspiré », « un copié-collé » et autres joyeusetés sorties du contexte : une attaque en bonne et due forme !
Contre l’allié d’hier, avec lequel étaient partagés pendant cinq ans le bon et le moins bon, il est certain, c’est promis, que le RNI ne fera aucun cadeau au PAM et aura un discours au couteau, beaucoup plus acéré que ne peut l’être celui des islamistes du PJD.
À suivre absolument, spectacle garanti, dès ce vendredi au Parlement, avec deux séances brûlantes, l’une à partir de 10 heures du matin et l’autre à 18 heures, toutes les deux retransmises à la télévision, naturellement sur la première chaîne Al Oula, avec un arrêt à l’heure de la prière du vendredi.












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