En fait, il s’agit d’une double annonce : deux mesures distinctes poursuivant le même objectif. La première concerne l’interdiction, au Maroc, des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La seconde porte sur la réglementation stricte de certaines catégories de jeux vidéo pour cette même tranche d’âge, avec un encadrement évolutif et adapté aux tranches d’âge supérieures, jusqu’à l’âge adulte. Une fois adoptée, la loi devra être appliquée.
Certains se diront soulagés d’apprendre enfin que ce texte tant attendu pourrait être présenté avant la fin de l’année en cours. D’autres estimeront qu’il était largement temps que le Maroc s’aligne sur les législations encadrant déjà ces accès, en impliquant les parents dans les méthodes de contrôle et de suivi de l’usage des smartphones par leurs enfants.
Gageons, dès à présent et avec beaucoup d’espoir, que cette régulation sera adaptée au contexte marocain, en s’appuyant sur les expériences les plus réussies en Europe du Nord et du Sud. Souhaitons également que les sanctions prévues soient proportionnées à la gravité des infractions, dans le cadre d’une loi destinée à protéger la santé des jeunes et à les prémunir contre les risques liés aux usages numériques.
Pour autant, cette réglementation, aussi indispensable et salutaire soit-elle dans ses objectifs, gagnera à être accompagnée d’un débat constructif sur ses modalités d’application. Les droits des enfants et le respect de leur liberté doivent y trouver toute leur place : il s’agit précisément de protéger cette liberté contre les abus et les dangers du numérique, tout en préservant ses apports éducatifs, culturels et sociaux.












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