Le producteur, scénariste et chercheur égyptien Hossam Alwan est décédé dimanche 25 octobre au soir, au Caire, après une maladie. Sa disparition prive le cinéma indépendant arabe d’un professionnel dont le parcours associait l’écriture, la réflexion critique et l’accompagnement de projets exigeants. L’annonce a suscité plusieurs hommages dans les milieux cinématographiques égyptiens.
Originaire de Mahalla El-Koubra, Alwan s’était formé à l’Institut supérieur du cinéma en Égypte, avant de poursuivre des études cinématographiques à l’Université de San Francisco. Il avait également approfondi sa formation en production au sein de l’organisation européenne EAVE, au Luxembourg. Cette ouverture internationale avait enrichi un parcours construit entre création artistique et connaissance des mécanismes de production.
Son nom demeure associé à plusieurs œuvres ayant contribué à la visibilité du cinéma indépendant égyptien et arabe. Il avait notamment participé à la production de Hawi, de Hot Dry Summers, d’Ali, la chèvre et Ibrahim, de Fleur de cactus et de Tu mourras à vingt ans, du réalisateur soudanais Amjad Abou Alala. Des projets différents, réunis par une recherche de singularité et une place accordée aux regards d’auteur.
Dans son hommage, le Festival international du film du Caire a salué une carrière mêlant production, écriture, critique et recherche. L’institution a également souligné sa contribution à la formation et à la transmission des connaissances auprès des nouvelles générations. Une reconnaissance qui rappelle que son engagement dépassait la seule concrétisation des films : il participait aussi à la circulation des expériences et au développement de nouveaux talents.
Le Syndicat des professions cinématographiques a lui aussi annoncé sa disparition et adressé ses condoléances à sa famille. Plusieurs professionnels, dont les réalisateurs Hani Khalifa et Amir Ramsès, lui ont rendu hommage.
À travers les œuvres qu’il a accompagnées, Hossam Alwan laisse la trace d’un métier souvent exercé loin des projecteurs, mais indispensable : donner aux cinéastes les moyens de transformer une vision personnelle en film.












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