À Midelt, le « robinet » a pris tout le monde de vitesse. Sous ce symbole électoral, Abdelaziz Barik, connu sur les réseaux sociaux sous le nom d’Oussama Barik, est arrivé en tête du scrutin législatif du 23 septembre. Après le dépouillement de 80 % des voix, il recueillait 21,19 % des suffrages exprimés, devant Rachid Taïbi Alaoui du Mouvement populaire (11,93 %) et Marouane Chbaatou du PAM (8,94 %). Un autre média évoque plus de 32 000 voix en sa faveur. Ces chiffres locaux demeurent provisoires.
Sa victoire a une portée qui dépasse Midelt : le siège remporté par Barik est, à ce stade, le seul obtenu dans tout le Maroc par son parti, le Parti de l’unité et de la démocratie. Le bilan national provisoire annoncé par le ministre de l’Intérieur n’attribue qu’un siège à cette formation. Barik en devient ainsi l’unique élu à la Chambre des représentants.
Ce résultat bouscule une circonscription où trois sièges étaient disputés et où les partis établis disposaient déjà de réseaux locaux. Barik s’est fait connaître en parlant de son territoire sur les réseaux sociaux, avant de mener une campagne suivie bien au-delà de la province. Mercredi, cette visibilité s’est transformée en suffrages face à des concurrents expérimentés. La victoire est la sienne ; le fait qu’elle constitue à elle seule toute la représentation parlementaire de son parti en souligne le caractère singulier.
La campagne avait aussi été marquée par une polémique autour de propos de Nabila Mounib sur le passage de la notoriété sur Internet à la candidature électorale. Ses déclarations avaient été interprétées comme visant Barik, qui avait réagi à une allusion concernant les discours adressés aux jeunes sur les drogues. Une clarification diffusée par la suite précisait toutefois que Mounib s’exprimait de manière générale et ne le visait pas personnellement.
Les urnes ont désormais placé Oussama Barik en tête à Midelt. Sur les réseaux, les félicitations s’accompagnent déjà d’une attente : qu’il garde le contact avec les habitants une fois entré au Parlement. Seul député de son parti, il aura aussi une responsabilité particulière : faire entendre, sans le renfort d’un groupe d’élus de sa formation, les préoccupations du territoire qui vient de lui confier son siège.












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