Les pouvoirs publics continuent de se maintenir sur une ligne prudente et hésitante avant de trancher le débat sur l’urgence d’une interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les adolescents de moins de 16 ans, comme le font déjà d’autres pays.
Ils sont de plus en plus nombreux à expérimenter cette mesure avant d’en évaluer les résultats, alors que les premiers à en avoir saisi l’importance, comme l’Australie, pays pionnier en la matière, s’estiment satisfaits des premiers signes encourageants.
Que risquerait le Maroc à suivre la même voie pour protéger ses jeunes des effets néfastes de ces réseaux sociaux, unanimement décriés ? Et pourquoi ne pas procéder à une consultation nationale auprès des principaux concernés sur l’éventualité d’une telle interdiction ou, à défaut, sur les conditions d’une limitation de leur usage ?
Il est grand temps que le législateur s’inscrive dans cette tendance mondiale afin que le Maroc intègre la liste des pays les plus en pointe dans la protection des adolescents contre les dérives du numérique et crée son propre modèle d’éducation des jeunes générations à l’utilisation responsable des supports numériques.
La course contre la montre est lancée. Au Maroc de saisir la balle au bond pour ouvrir un débat sain, serein et sans complexe.
Par Jalil Nouri












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