Une semaine après la panne électrique générale survenue à l’aéroport de Tanger Ibn Battouta, ayant entraîné l’extinction totale de l’éclairage des pistes, l’on peut affirmer aujourd’hui que le pire a été frôlé et qu’une catastrophe aérienne, que le Maroc n’a pas connue depuis longtemps, a été évitée de justesse. Le recours à un grand expert de l’aéronautique permet d’en savoir davantage.
Pour l’ancien commandant de bord marocain, Faiçal Ziane, fort de 40 années d’expérience dans l’aviation et de près de 23 000 heures de vol, une telle situation est inédite. Il précise n’avoir jamais été confronté à un tel incident et juge inconcevable qu’un aéroport de cette importance ne dispose pas, en 2026, d’un groupe électrogène capable de faire face à une telle urgence et aux risques graves qui en découlent. L’ancien commandant de bord en déduit qu’il s’agit, dans tous les cas, d’une négligence impardonnable : soit en raison d’un défaut de maintenance — un groupe électrogène devant être testé régulièrement — soit en raison d’un manque de réactivité lié à une absence humaine au moment de la panne.
Parmi les premiers risques évoqués figure celui d’une collision entre deux appareils lors de l’atterrissage ou du décollage, si ces derniers avaient opéré simultanément sur les pistes de l’aéroport. Le moindre incident aurait pu avoir des conséquences dramatiques, tant sur le plan humain que sur l’image du pays. En cas d’accident, l’aéroport de Tanger aurait été sévèrement sanctionné pour de telles défaillances et potentiellement relégué parmi les plateformes les moins fiables à l’échelle internationale — un scénario particulièrement préoccupant à l’approche de la Coupe du monde 2030, pour laquelle la ville de Tanger figure parmi les sites d’accueil majeurs.
Une enquête approfondie s’impose désormais en urgence, sous la supervision des autorités compétentes de l’aviation civile, afin d’identifier clairement les causes de cette panne et d’établir les responsabilités. Car au-delà de l’image du Maroc, ce sont avant tout des vies humaines qui auraient pu être mises en danger lors de cette nuit critique.
Derrière une simple coupure de courant, un risque majeur : celui d’une catastrophe aérienne évitée de justesse selon les experts.
L’expert international en aéronautique et ancien commandant de bord, fort de 40 années d’expérience, apporte des précisions sur une négligence majeure survenue à l’aéroport Ibn Battouta, qui aurait pu se solder par une catastrophe aérienne. À la suite d’une panne d’électricité, des centaines de personnes auraient pu y laisser la vie et le secteur aérien marocain aurait été sévèrement mis en cause.
Les éclairages de cet expert, parfaitement au fait des questions de sécurité aérienne, débutent par des données techniques qu’il a pris soin de simplifier lors d’un entretien exclusif accordé au lendemain de la panne générale ayant affecté cet aéroport :
« Généralement, au décollage, la vitesse de décision est V1 = 130 kts (240 km/h, soit environ 70 m/s). La visibilité minimale à Tanger pour le décollage est de 400 mètres pour les compagnies aériennes, ce qui signifie que l’avion parcourt cette distance en moins de six secondes. À cette vitesse V1, soit on décide de décoller, soit on effectue une accélération-arrêt pour interrompre le décollage.
À ce moment-là, l’équipage est concentré sur des tâches critiques liées à la sécurité du vol. Imaginons qu’à cette vitesse de 70 m/s, et à une phase aussi sensible, survienne une panne électrique totale : c’est la catastrophe, c’est la loi de Murphy. Avec mes 40 années d’aviation et mes 23 000 heures de vol, je n’ai jamais vécu une situation pareille, et je remercie Dieu pour cela. Mais l’alerte a été insoutenable pendant des heures. »
Le commandant de bord, riche d’une expérience exceptionnelle, poursuit son analyse en évoquant la phase d’atterrissage, tout aussi critique :
« Lors de l’atterrissage, on passe les minima à 200 feet, soit environ 60 mètres d’altitude. À ce moment, le pilote doit normalement visualiser la piste grâce à son balisage lumineux, souvent comparé à un “arbre de Noël”. On s’approche du sol pour poser l’avion, et soudain, le noir absolu : il n’y a plus aucune référence visuelle.
Il ne faut pas oublier que si l’on décide de remettre les gaz, l’inertie fait que l’avion continue à s’enfoncer d’environ 5 mètres (15 feet) avant de reprendre de l’altitude. C’est ce que l’on appelle le MABH (Minimum Approach Breakoff Height), soit l’altitude minimale pour remettre les gaz sans toucher le sol.
Notre métier de pilote est extrêmement exigeant, et l’environnement extérieur, notamment le balisage, est essentiel pour assister le pilote, et non l’inverse. Ces éléments sont indispensables à toutes les phases du vol et nécessitent une attention maximale ainsi que des conditions optimales dans chaque aéroport à travers le monde, avec un personnel qualifié, vigilant et constamment prêt à intervenir. »
L’expert conclut en insistant sur une évidence fondamentale en matière de sécurité aérienne :
« Un aéroport international doit impérativement disposer d’un groupe électrogène de secours en back-up. C’est une exigence minimale. Avec une simple panne d’électricité, nous avons été exposés à un drame majeur, conséquence possible d’une négligence ou d’une défaillance. Il est indispensable d’en tirer toutes les conclusions et de comprendre précisément ce qui s’est réellement passé cette nuit-là à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger. »
Par Jalil Nouri












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Ce type d’incident est dû a l’absence de personnes qualifiées dans des postes clés où on trouve des personnes parachutees n’ayant aucune connaissance du domaine . Malheureusement ce genre de situation on le trouve très fréquemment dans l’administration marocaine!!!
L’incident survenu à l’aéroport de Tanger n’est pas un simple fait divers technique, mais un signal d’alerte majeur. Derrière une panne en apparence banale, le risque d’une collision entre avions ou d’un drame humain était bien réel . La répétition de ce type de dysfonctionnements interpelle et impose une réaction rapide. Il est aujourd’hui impératif que les autorités compétentes renforcent les contrôles techniques, multiplient les audits et garantissent une maintenance irréprochable des équipements. La sécurité ne peut tolérer aucune approximation : une seule défaillance peut coûter des vies. Le Maroc doit anticiper, prévenir et agir pour éviter l’irréparable.
LES GROUPES ÉLECTROGÈNES DOIVENT ÊTRE EN SERVICE À VIDE (SANS DÉBITER SUR LE RÉSEAU ÉLECTRIQUE DE L’AÉROPORT) AUX MOMENTS DES ATTERRISSAGES ET DÉCOLLAGES DES AVIONS ET CE POUR RÉDUIRE LE RISQUE DES NON DÉMARRAGES MÉCANIQUES AUX MOMENTS DE PANNES SUR LES TRANSFORMATEURS D’EXPLOITATION NORMALE ET DE CE FAIT L’INVERSEUR NORMAL/SECOURS VA BASCULER RAPIDEMENT L’ALIMENTATION DE L’ÉCLAIRAGE DE LA PISTE ET DES CIRCUITS DE COMMUNICATIONS AVEC LES AVIONS AINSI QUE TOUT CE QUI FAIT PARTIE DES CIRCUITS ÉLECTRIQUES VITAUX DANS L’AÉROPORT
Dieu merci
en tant qu’ expert en HQSE je me permet et citoyen fidèle a l épanouissement de son Royaume et sa reconnaissance et des efforts consentis par sa Majesté et que Dieu le protège, je me permet de faire des remarques constructives et des recommandations on recommande tjs au patron d une entreprise ou organisation de nouer une bonne collaboration et avec son client interne le collaborateur en créant des conditions de motivations et respects des règles sociétales la QVCT et fidéliser le client externe et le satisfaire. Alors les conditions de travail doivent être vérifiées constamment. Quand il s agit du domaine d aviation les efforts doivent être draconiennes contrôle technique de l avion et son milieu et les outils du milieu le personnel matériel logistique méthodologie les reflexes , un aéroport qui travaille 24/24H doit être 5/5 vérifié, contrôler et tracer et surveiller pour une maintenance continue avec communication alternative verticale et horizontale et réaction rapide et surtout une PROACTIVITE
un groupe électrogène même 2 doivent être opérationnels et obligatoires
une observation banale j ai pris l avion pour Orly la semaine dernier de l aéroport de Marrakech je peux vous dire avec toute sincérité et objectivité l organisation globale était impeccable jusqu’ au décollage mais ce que j ai remarqué et j ai pris des photos pendant le décollage la piste était d un état délabré des mauvaises herbes partout ce que je n ai pas remarqué en arrivant a l aéroport d Orly. Cette piste nécessite un entretien car un aéroport et un miroir sans rancune Pr Mostafa Mahrouz