Le plus haut représentant de l’Église catholique au Maroc, l’archevêque espagnol en personne, Christobal Lopez Romero, fait l’objet depuis plusieurs jours de graves accusations d’agressions sexuelles, notamment d’attouchements, de la part d’au moins cinq femmes.
Toutes étaient au service de cette institution religieuse et ont décidé de parler devant l’insistance pressante de l’archevêque de 74 ans, en fonction à Rabat depuis huit ans, un homme bien connu au Vatican puisqu’il était candidat pour succéder au pape François.
Les faits incriminés, documentés par des témoignages qui ne souffrent d’aucune suspicion, ont été rapportés dans des lettres adressées au Saint-Siège, à Rome, ainsi qu’au premier collaborateur de l’archevêque Lopez Romero, qui s’est empressé de nier toutes les accusations et de rejeter les faits qui lui sont reprochés par les victimes.
À titre préventif, pourtant, le dignitaire religieux a décidé de se mettre en retrait administratif de toutes ses activités officielles et religieuses, ainsi que de sa mission diplomatique de représentant du pape actuel, Léon XIV, qui a décidé l’ouverture d’une enquête urgente afin d’en tirer les conséquences qui s’imposent avant que ce scandale ne vienne éclabousser une Église déjà en proie à des affaires similaires à travers le monde et à une déferlante de nombreux cas de pédophilie ayant, encore récemment, écorné l’image du Saint-Siège en raison de son retard dans les sanctions attendues.
À Rabat, les faits incriminés à l’encontre de l’archevêque, qui continue de nier avec force toute « agression, violence ou harcèlement sexuel », restent pourtant concordants dans toutes les plaintes quant à la description des agissements immoraux et sont corroborés par des signalements répétés, formulés de manière identique, donnant ainsi davantage de poids au chef d’accusation.
En vertu de la présomption d’innocence en vigueur jusqu’à preuve du contraire, l’archevêque de Rabat est toujours considéré comme innocent.
Par Jalil Nouri












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