Le chef du gouvernement a réservé, pour son dernier discours-bilan devant le Parlement, un vibrant témoignage de reconnaissance aux membres de son Exécutif issus des trois partis alliés composant l’actuelle majorité, toutes sensibilités confondues.
Se prêtant au jeu des photographies à son arrivée au Parlement, affichant un large sourire aux côtés des dirigeants des trois formations — le RNI, le PAM et l’Istiqlal — Aziz Akhannouch a voulu donner une image d’unité et de cohésion, malgré les divergences existantes et le début d’une lutte politique déjà perceptible à l’approche des élections législatives de septembre prochain.
Tous les ministres, sans exception, qu’ils appartiennent ou non à sa formation politique, ont été félicités à plusieurs reprises pour leur engagement au service de la nation et pour leur contribution à la mise en œuvre des projets inscrits dans le programme gouvernemental, dans un esprit de coordination et de cohésion. Oubliées, donc, les sorties maladroites, les chamailleries entre collègues, ainsi que les divergences et tensions exprimées publiquement par certains. Oubliés également les reports répétés des réunions de la coalition, les crispations internes et les menaces à peine voilées de fragiliser l’alliance.
Pourtant, la majorité aura tenu, envers et contre tout, malgré les pronostics pessimistes qui annonçaient régulièrement son éclatement. Une expérience marquée, selon ses détracteurs, par une domination du RNI, dirigé par le chef de l’Exécutif, sur les ministères stratégiques.
À cela s’ajoutent des chevauchements de compétences dans certains départements, ayant nécessité des arbitrages parfois délicats de la part d’Akhannouch, dont la priorité est restée la préservation de la cohésion gouvernementale pour garantir l’aboutissement des réformes engagées.
Au final, c’est en fin diplomate qu’Akhannouch a choisi de clore son intervention, multipliant les mots bienveillants à l’égard de ses ministres, sans froisser aucun d’entre eux, tournant la page des tensions passées et appelant chacun à se présenter aux élections dans des conditions équitables. Avec, en filigrane, la possibilité de voir cette expérience gouvernementale se prolonger au-delà de juillet, si les urnes en décident ainsi.
Par Jalil Nouri












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