Le leader du PJD a pris de court, ces derniers jours, les membres et militants de son parti en annonçant qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de parlementaire lors des prochaines élections législatives du 23 septembre. Dès lors, une grande question s’impose plus largement : s’agit-il d’un retrait définitif de la vie politique ?
Ce mauvais signal adressé aux électeurs sympathisants du PJD n’est pas le bienvenu pour un parti en perte de vitesse, misant encore largement sur l’aura de son chef et sa combativité, même si celle-ci semble avoir perdu en intensité. Les observateurs penchent toutefois davantage pour une tactique malicieuse, comme l’ancien chef du gouvernement sait si bien en user pour pimenter l’actualité et désorienter ses adversaires. Mais il semble également que l’homme, qui avait déjà entamé ses tournées électorales, ait ressenti un certain coup de fatigue en raison de son âge avancé.
Le fait de renoncer à son mandat de parlementaire, qui lui permettait d’affronter les gouvernements devant les caméras et de créer de l’animation dans la vie politique, reste un signe avant-coureur d’un possible retrait total de toute activité politique en cas de défaite cuisante lors des élections, une hypothèse encore envisagée par de nombreux politologues.
Car il n’y a pas si longtemps, Abdelilah Benkirane se voyait encore jouer les prolongations dans sa longue carrière politique, allant jusqu’à promettre de redevenir chef du gouvernement et de garder la main sur sa formation pendant encore de longues années.
Sauf que de nouvelles jeunes figures aux dents longues sont déjà sur les rangs pour une succession qui ne se fera certainement pas en douceur. Mais avant d’en arriver là, le leader historique semble encore avoir plus d’un tour dans sa poche pour jouer les trouble-fête.
Par Jalil Nouri












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