La Formule 1 perd l’un des hommes qui ont écrit les premières grandes pages de l’histoire de Williams. L’Australien Alan Jones, champion du monde en 1980, est décédé jeudi 5 novembre à l’âge de 80 ans, après une courte maladie, selon une annonce de sa famille. Son ancienne écurie lui a rendu hommage, saluant le rôle déterminant qu’il avait joué dans son ascension.
Pilote au tempérament affirmé, Jones incarnait une manière de courir fondée sur l’engagement et la détermination. Son arrivée chez Williams, en 1978, allait ouvrir une période décisive pour une équipe encore jeune, dont il accompagna la transformation en prétendante aux titres mondiaux.
La consécration survient en 1980. Face notamment au Brésilien Nelson Piquet, l’Australien construit une saison victorieuse et décroche le championnat des pilotes. Il devient ainsi le premier champion du monde de Williams et le deuxième Australien couronné en Formule 1, après Jack Brabham. Cette réussite contribue également au premier titre des constructeurs de l’écurie britannique.
Né à Melbourne dans une famille passionnée de compétition automobile, Alan Jones avait rejoint l’Europe pour poursuivre son ambition de devenir pilote. Ses débuts en Formule 1 remontent à 1975. Deux ans plus tard, il remporte en Autriche, au volant d’une Shadow, sa première victoire dans la discipline. Cette performance précède son recrutement par Williams, où il connaîtra ses plus grandes heures.
Son palmarès compte douze victoires en Grand Prix. Mais son héritage dépasse les chiffres : Jones reste associé à la naissance d’une équipe qui allait durablement marquer la Formule 1. Pour Williams, il fut le premier pilote à démontrer que ses ambitions pouvaient se traduire par une couronne mondiale.
Après sa carrière au plus haut niveau, l’Australien avait poursuivi son parcours dans le sport automobile et le commentaire télévisé. Sa parole directe prolongeait le caractère qui avait fait sa réputation sur les circuits.
Avec sa disparition, Williams perd son premier champion et la Formule 1 une figure majeure de son histoire. Quarante-six ans après son sacre, le nom d’Alan Jones demeure indissociable de cette saison 1980 qui l’avait installé au sommet du sport automobile.












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