La qualification de l’Algérie pour les seizièmes de finale du Mondial 2026 a laissé derrière elle un profond ressentiment en Iran. En cause : le match nul spectaculaire entre l’Algérie et l’Autriche, conclu sur le score de 3-3, un résultat qui a permis aux deux sélections de poursuivre l’aventure tout en condamnant l’Iran à l’élimination. Très vite, des supporters iraniens ont dénoncé une fin de match jugée suspecte, parlant d’un scénario « arrangé ».
La colère iranienne s’est cristallisée autour des dernières minutes, marquées par le but tardif de Riyad Mahrez puis l’égalisation autrichienne dans le temps additionnel. Ce dénouement a nourri les accusations de collusion sur les réseaux sociaux, où une partie du public iranien a estimé que l’Algérie et l’Autriche avaient trouvé le résultat idéal pour avancer ensemble. Ralf Rangnick, sélectionneur de l’Autriche, a rejeté ces soupçons, évoquant au contraire une fin de match chaotique et imprévisible.
Mais dans le cœur des supporters iraniens, le mal est fait. L’amertume est telle que beaucoup ont désormais choisi leur camp pour le prochain rendez-vous : ils soutiendront la Suisse face à l’Algérie. Le mot d’ordre, largement repris, sonne comme une revanche symbolique : « Faites-le pour l’Iran ». La Suisse, qui affrontera les Fennecs en seizièmes de finale, bénéficiera ainsi d’un soutien inattendu venu de Téhéran et de la diaspora iranienne.
Ce contentieux dépasse le simple cadre d’un match. Il révèle les blessures d’une élimination vécue comme injuste par un pays déjà marqué par un Mondial compliqué, entre contraintes logistiques, tensions politiques et difficultés d’accès liées aux visas. L’Iran quitte la compétition avec le sentiment d’avoir été victime d’un concours de circonstances cruel, tandis que l’Algérie, elle, poursuit son chemin sous un regard désormais hostile.
Entre accusations, rancœur et revanche par procuration, le duel Suisse-Algérie s’annonce chargé d’une tension particulière. Pour les Algériens, il s’agira de défendre leur qualification sur le terrain. Pour les Iraniens, ce match est déjà devenu bien plus qu’un seizième de finale : une occasion de voir tomber ceux qu’ils accusent de les avoir privés de Mondial. Une chose semble désormais certaine : cette supposée trahison algérienne risque de dépasser largement le cadre de la Coupe du monde et de laisser, à l’avenir, des traces profondes dans les relations sportives et populaires entre l’Algérie et l’Iran.



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