Le tribunal de première instance d’Essaouira a rendu, lundi, un jugement qui rappelle avec fermeté que l’exercice des professions réglementées ne souffre d’aucune improvisation. Une ressortissante française d’origine algérienne a été condamnée à quatre mois de prison ferme et à une amende de 3.000 dirhams après avoir été reconnue coupable d’usurpation du titre d’avocat, d’exercice illégal d’une profession réglementée et d’escroquerie.
La chambre correctionnelle a également fait droit à la constitution de partie civile de l’Ordre des avocats, auquel la prévenue devra verser un dirham symbolique en réparation du préjudice moral causé à la profession, une décision qui souligne l’importance accordée par la justice marocaine à la protection de la crédibilité des métiers juridiques.
L’affaire trouve son origine dans la plainte déposée par un agent immobilier d’Essaouira. Celui-ci affirmait avoir été confronté à une femme se présentant comme avocate, qui aurait exercé sur lui des pressions et formulé des menaces dans le cadre d’un différend immobilier. Alerté, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête confiée à la police judiciaire.
Les investigations ont rapidement permis d’établir que la suspecte dirigeait un bureau présenté comme un cabinet de conseil juridique alors qu’elle ne disposait d’aucune qualité ni d’aucune autorisation lui permettant d’exercer une activité réservée aux professionnels inscrits au barreau. Arrêtée le mois dernier, elle a été placée en garde à vue avant d’être déférée devant la justice.
L’enquête a également mis en lumière une stratégie de communication particulièrement active sur les réseaux sociaux et plusieurs plateformes numériques. La prévenue y diffusait des annonces vantant ses prétendues compétences juridiques afin d’attirer des personnes recherchant une assistance dans leurs démarches. Des constats réalisés par huissier de justice sont venus étayer ces éléments en documentant les publications diffusées en ligne.
Après examen des pièces du dossier et des auditions, le tribunal a retenu l’ensemble des infractions reprochées à la prévenue.
Au-delà de cette condamnation, cette affaire relance le débat sur les dérives liées à l’utilisation d’internet pour promouvoir illégalement des services relevant de professions réglementées. Les barreaux marocains multiplient depuis plusieurs années les mises en garde contre les faux conseillers juridiques, intermédiaires et pseudo-avocats qui exploitent la crédulité de particuliers souvent confrontés à des situations complexes.
Les spécialistes rappellent qu’au Maroc, seul un avocat régulièrement inscrit auprès d’un barreau est habilité à porter officiellement ce titre et à exercer la profession dans le respect des dispositions de la loi organisant la profession d’avocat. Cette décision du tribunal d’Essaouira s’inscrit ainsi dans une volonté de préserver la confiance des citoyens envers la justice et de protéger les justiciables contre les pratiques frauduleuses.












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C’est pas cher payé pour des activités facturées à près de 1000 dirhams l’heure qu’elle exerce depuis des années à la vue de tous et sans jamais être arrêtée malgré les nombreuses plaintes.
Bonjour
Les peines pour ces fraudes devraient etre exemplaire ! Et que dire du vrai avocat qui ne vous rend aucun compte sur la procédure !
L’avocat doit etre digne de confiance , par sa fonction , malheureusement …
Il y en a marre de ces karghoulis, qu’ils aillent dans leur plus beau pays du monde et qui laisse le Maroc tranquille. Ils nous collent aux basques des vraies sangsues ! Qu’elle dégage après sa peine, qui aurait dû être de plusieurs années.
Réponse à Mille :
Où vous avez vu ou lu que la pseudo- avocate facture 1000 dh/ heure ?
A l’audience de sa bouche, 950 HT exactement.
Exactement
Cette race kargoulis ne doivent plus être autorisés à entrer au Maroc même avec double nationalité cette race est plus dangereuse que le virus d’ebola
Pire encore
A un moment il va falloir être plus ferme envers ces gens qui se croient tout permis en dehors de leur bled
L’amende risque de la pousser à recommencer sous une autre identité.
Elle avait déjà été condamnée pour les mêmes faits à Safi, sans plus. Elle a décliné une convocation à la police avec un certificat medical 🙂 A voir ce que ca va donner à la cour d’appel après l’appel du Procureur et du barreau.