La célébration d’un mariage belgo-marocain a été interrompue par une altercation impliquant deux figures de l’extrême droite flamande, vendredi 9 octobre, devant l’hôtel de ville d’Anvers. Filip Dewinter a été légèrement blessé à la tête, tandis que la famille accuse sa collègue Anke Van dermeersch d’avoir frappé la mère de la mariée. Les versions divergent sur l’origine des violences.
Les faits se sont déroulés peu avant midi, sur la Grand-Place. Selon les proches des mariés, la tension serait née de leur refus d’être filmés par Anke Van dermeersch, élue du Vlaams Belang. Dans des témoignages recueillis par le quotidien belge Het Laatste Nieuws, ils affirment que la discussion aurait dégénéré et que l’élue aurait porté un coup au visage de la mère de la mariée. Elle dément cette accusation.
Filip Dewinter, qui arrivait pour participer à une réunion à l’hôtel de ville, soutient pour sa part avoir été reconnu, poursuivi jusque dans les escaliers puis frappé à plusieurs reprises. Il affirme également que sa collègue n’a agressé personne.
La police d’Anvers confirme une confrontation physique, sans avoir publiquement attribué la responsabilité de son déclenchement. Selon sa porte-parole, des bousculades ont commencé lorsque Dewinter a tenté de traverser le groupe pour entrer dans le bâtiment. Van dermeersch s’est ensuite retrouvée impliquée dans une altercation avec une femme.
Plusieurs équipes d’intervention ont été mobilisées pour séparer les protagonistes. Deux personnes du groupe familial ont été contrôlées. Contrairement à certaines premières informations, les deux élus n’ont pas été arrêtés.
Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont prolongé la confrontation par une bataille de versions. Dewinter estime qu’elles prouvent son agression ; la famille considère qu’elles ne montrent qu’une partie des événements. Van dermeersch assure n’avoir commencé à filmer qu’après le début des violences.
L’avocat d’un membre de la famille a annoncé son intention de déposer plainte lundi 12 octobre. Dewinter a également fait une déclaration à la police. Les images de surveillance pourraient aider les enquêteurs à établir la chronologie d’une scène qui a brutalement éclipsé la fête.



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