L’escalade entre les Houthis et l’Arabie saoudite a franchi un nouveau seuil diplomatique ce lundi 26 octobre. Le Parlement égyptien a autorisé un soutien militaire à Riyad, tandis que les opérations se poursuivent au Yémen et que des discussions sont engagées avec l’Iran.
L’Arabie saoudite reste sous la menace des missiles et des drones houthis. Selon les informations publiées ce lundi, la coalition dirigée par Riyad a annoncé l’interception d’un missile balistique visant la capitale saoudienne. Cette nouvelle alerte intervient alors que l’aéroport international du roi Khaled reprend partiellement ses activités, dans un climat d’insécurité persistante. Aucun bilan humain lié à cette interception n’était précisé dans les informations consultées.
Sur le front yéménite, la coalition affirme avoir détruit cinq tunnels de stockage de missiles, quatre lanceurs balistiques et une autre installation militaire. Ces résultats restent ceux annoncés par son commandement. Les Houthis ont, de leur côté, revendiqué des frappes contre des forces gouvernementales soutenues par Riyad à Aden et à Lahj, sans confirmation indépendante de leurs effets.
La principale évolution politique des dernières heures vient cependant du Caire. À la majorité des deux tiers, les députés égyptiens ont donné leur accord au président Abdel Fattah al-Sissi pour prendre les mesures nécessaires à la défense de l’Arabie saoudite, en coordination avec celle-ci. Cette autorisation ne constitue pas l’annonce d’un déploiement effectif : le communiqué parlementaire ne précise ni les moyens mobilisés ni le calendrier d’une éventuelle mission.
L’Égypte fixe également une limite à son engagement : protéger le territoire saoudien, sans lancer d’offensive contre le Yémen. Le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a parallèlement indiqué poursuivre des échanges quotidiens avec les Iraniens pour favoriser une désescalade. Au Parlement, des opposants ont demandé davantage de précisions sur les objectifs, la durée et les risques d’une éventuelle opération.
Pour Le Caire, la crise touche aussi une préoccupation stratégique directe : la sécurité de la mer Rouge et des accès au canal de Suez. Dans le même temps, des responsables saoudiens, turcs et pakistanais ont rencontré leurs interlocuteurs iraniens à Téhéran, dans l’espoir de contenir l’embrasement régional.
Les civils yéménites continuent, eux, de subir les conséquences des combats. Médecins sans frontières a signalé ce lundi des frappes à Mokha, dont une à environ 150 mètres de l’hôpital général. Le bâtiment a été endommagé, mais les patients et les équipes étaient sains et saufs, selon l’organisation. Un rappel du coût humain d’une confrontation dont les initiatives diplomatiques peinent encore à enrayer la dynamique.












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