La séance durant laquelle la Chambre des représentants a procédé, ce mardi, à l’élection de son nouveau président a connu l’apparition des premiers signaux de la confrontation sans concessions entre opposition et majorité, dont le début est plutôt que prévu.
Les hostilités devraient en effet démarrer dès la présentation du programme du gouvernement, avec un bloc hétéroclite de l’opposition qui a trouvé, en la personne du député et avocat Omar Benjelloun, de l’Alliance de la gauche, son virulent chef d’orchestre, qui ne laissera rien passer avec sa maîtrise des arguties juridiques. Il a été le premier à intervenir dès l’annonce du nom du nouveau président de la Chambre, prêt à dégainer sur un point d’ordre, donnant ainsi le ton pour la suite.
Composée des islamistes du PJD, des libéraux du RNI et des crypto-gauchistes de l’Alliance de gauche, qui, bien qu’éloignés idéologiquement, doivent s’entendre pour se structurer en front anti-Mansouri mobilisé autour d’une plateforme a minima pour que le mandat de la cheffe du gouvernement ne se déroule pas comme elle l’espère.
Dans ce trio, il faut retenir tout de même le cas distinct du RNI, qui a promis de faire de l’opposition molle après s’y être rangé à contrecœur, au lendemain de la décision du PAM de l’avoir gentiment exclu de la majorité gouvernementale. C’est donc contre le duo PJD–Alliance de gauche que Fatima Zahra. Mansouri doit préparer son équipe à des attaques frontales sur le fond, avec un déclenchement des hostilités législatives dès la présentation du programme gouvernemental et dès celle de la prochaine loi de finances de l’exercice 2027.
Un autre test est également à prévoir ce mercredi pour l’élection du bureau du Parlement. Les retransmissions, par la suite, des séances hebdomadaires ne risquent pas de manquer de piquant ni d’agitations et de perturbations permanentes.












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