La pression économique sur l’Iran s’intensifie à mesure que le blocus maritime imposé par les États-Unis se resserre autour des exportations pétrolières du pays. Selon des estimations récentes du Pentagone, relayées par la plateforme Axios, Téhéran aurait accusé des pertes avoisinant les 5 milliards de dollars en raison des restrictions qui paralysent ses capacités d’exportation d’hydrocarbures.
Les chiffres communiqués dressent un tableau préoccupant pour l’économie iranienne : environ 31 pétroliers chargés de quelque 53 millions de barils demeurent bloqués dans les eaux territoriales iraniennes, représentant une valeur estimée à 4,8 milliards de dollars. Cette situation illustre l’ampleur des difficultés auxquelles fait face un régime dont les recettes budgétaires dépendent en grande partie des exportations pétrolières.
Dans ce contexte de saturation, l’agence Bloomberg a rapporté le retour en service d’un vieux pétrolier iranien mis hors circuit depuis plusieurs années. Le navire, construit en 1997 et classé parmi les très grands transporteurs de brut, a été repéré au terminal de Kharg, principal port d’exportation de pétrole de l’Iran, après une longue absence des systèmes de suivi maritime. Sa remise en activité serait motivée par la nécessité de faire face à la crise de stockage qui s’aggrave, de nombreux pétroliers se trouvant dans l’incapacité de quitter la zone ou de prendre en charge de nouvelles cargaisons.
L’ensemble de ces développements met en lumière les goulets d’étranglement qui pèsent sur les exportations pétrolières iraniennes, dans un contexte où les restrictions maritimes continuent d’entraver la navigation, notamment au niveau du détroit d’Ormuz, l’un des passages énergétiques les plus stratégiques au monde.












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