Une équipe de chercheurs de la Fondazione Policlinico Universitario Agostino Gemelli à Rome a présenté des résultats prometteurs lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology, tenu à Chicago du 29 mai au 2 juin 2026. Leur étude pilote a exploré l’impact du jeûne à court terme sur les niveaux d’insuline et l’efficacité de la chimiothérapie chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire séreux de haut grade aux stades avancés.
L’essai a inclus 36 patientes en cours de traitement pour un cancer de l’ovaire de stade III ou IV, assignées aléatoirement à 2 groupes : le premier a maintenu son alimentation habituelle, tandis que le second a observé un jeûne de 36 heures avant chaque séance de chimiothérapie et de 24 heures après.
Les résultats ont montré que les femmes ayant jeûné présentaient une meilleure réponse tumorale à la chimiothérapie. Elles ont également connu une période plus longue sans progression de la maladie, soit 38 mois contre 24 mois pour celles ayant maintenu leur alimentation normale.
Sur le plan biologique, les niveaux d’insuline ont diminué en moyenne de 1,12 µIU/ml chez les patientes ayant jeûné, contre une augmentation de 9,76 µIU/ml dans le groupe contrôle. Près de 3 patientes sur 5 dans le groupe jeûne ont obtenu une réponse complète ou quasi-complète à la chimiothérapie, contre moins d’1 sur 5 dans le groupe sans jeûne.
Les chercheurs estiment que le jeûne améliore la réponse à la chimiothérapie en abaissant les niveaux d’insuline et en réduisant les voies de signalisation de survie des cellules cancéreuses dépendantes de cette hormone. La chercheuse principale Claudia Marchetti a souligné « l’urgence de trouver des stratégies sûres, peu coûteuses et facilement applicables » pour améliorer le pronostic des patientes atteintes de formes avancées de ce cancer. L’étude a également été publiée dans le Journal of Clinical Oncology (Abstract 5517).



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