Une importante catastrophe environnementale touche les côtes du Sultanat d’Oman à la suite de l’échouage du pétrolier Caroline Bizingi. L’agence de presse omanaise a confirmé que 12 kilomètres de littoral sont désormais directement souillés par des hydrocarbures. Transportant près de 800 000 barils de pétrole brut russe, le navire de commerce s’était usé sur des récifs près des îles Hallaniyat, dans la province de Dhofar, provoquant des fissures majeures dans sa coque et le déversement progressif de sa cargaison en mer.
Détectée par les autorités côtières après plusieurs semaines de fuites contenues, la nappe de pétrole s’étend désormais sur une surface estimée à 400 kilomètres carrés. La zone littorale de Ras Madrakah subit de plein fouet l’impact de cette pollution marine, voyant ses plages et ses eaux côtières recouvertes d’une épaisse couche noire. En revanche, l’île de Masira a pour l’instant échappé au pire grâce aux dynamiques hydrographiques locales et au déploiement rapide de barrages flottants.
L’Autorité de l’environnement omanaise suit de près la dérive de la pollution, qui se déplace actuellement vers le sud-est sous l’effet des vents dominants et des courants marins. Sur le terrain, les équipes de secours et de dépollution déploient des navires collecteurs et des barrages absorbants pour pomper les hydrocarbures en surface avant qu’ils ne se déposent sur les fonds marins ou ne touchent de nouvelles zones écologiquement sensibles.
Les répercussions écologiques de cette marée noire menacent l’ensemble de la biodiversité du Golfe d’Oman, une région déjà fragilisée par le trafic maritime intense. La toxicité des composants du brut menace le phytoplancton, la faune poissonneuse ainsi que les populations d’oiseaux marins dépendant de ces ressources. La surveillance des autorités régionales reste maximale pour contenir les séquelles de ce sinistre sur l’économie côtière et les écosystèmes fragiles du Sultanat.












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