Homme direct et sans concession aucune, le président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, Mohammed Benalilou, vient de présenter le bilan de l’année 2025, sans prendre de gants et avec une franchise exemplaire.
Tout de go, le haut responsable de cette institution constitutionnelle s’est tout d’abord dit satisfait du travail déjà accompli. Mais celui-ci restera inachevé si les pouvoirs publics continuent de traîner les pieds devant ce phénomène, qui maintient le pays au milieu du classement mondial des nations engagées dans la lutte contre la corruption et ses effets dévastateurs sur l’économie et l’image des États touchés par ce fléau.
Sans désigner nommément les acteurs défaillants, le président de l’INPPLC affirme, sur un ton ferme, dans ce qui ressemble fort à un plaidoyer, que cette lutte repose sur une responsabilité partagée et un engagement commun de l’État et de la société. Elle engage également l’administration et tous les acteurs concernés. Il formule ainsi plusieurs recommandations après avoir égrené les chiffres annuels relatifs à sa mission.
Parmi les plus importantes figure l’impératif, pour ces acteurs, de reconnaître leurs défaillances et leurs dysfonctionnements. Ils peuvent se prévaloir de progrès dans les mesures appliquées et les résultats obtenus, mais doivent également souligner les lacunes qui compromettent les avancées dans cette lutte. En d’autres termes, et pour reprendre le proverbe connu : « Une seule main ne peut applaudir. » M. Benalilou, qui dit ce qu’il pense sans détour, insiste sur la mutualisation des efforts et le partage des expériences réussies pour ne pas s’arrêter en si bon chemin.
Le Maroc demeure en dessous de la moyenne mondiale, établie à 42 points. Avec un score de 39 sur 100 en 2025, il gagne deux points par rapport à 2024 et se classe à la 91e place sur 182 pays. Le chemin est encore long!












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