Un nouveau développement vient assombrir davantage l’affaire d’inceste qui avait bouleversé la commune d’El Menzeh, dans les environs de Aïn Aouda. L’un des enfants concernés par ce dossier a été retrouvé mort, alors que les circonstances exactes de son décès restent, pour l’heure, inconnues.
Selon les éléments disponibles, il s’agirait d’un jeune homme d’une vingtaine d’années. Les analyses génétiques réalisées dans le cadre de cette affaire avaient établi qu’il était né d’une relation incestueuse imposée à sa mère par son propre père. La famille attend désormais les conclusions de l’autopsie médicale ainsi que la restitution du corps par l’hôpital Lalla Aïcha de Témara.
Cette affaire remonte à plusieurs années et a éclaté après les démarches entreprises par la fille aînée de la famille, aujourd’hui âgée d’environ 20 ans. Souhaitant se marier, elle s’était heurtée à l’absence de documents d’identité lui permettant d’établir un acte de mariage. Cette situation l’a poussée à déposer plainte, révélant ainsi un drame familial longtemps enfoui.
L’enquête avait ensuite mis au jour un enchaînement glaçant de violences, d’exploitation et de mariages non officialisés. La mère, aujourd’hui âgée de 39 ans, aurait elle-même été victime de violences sexuelles dès son adolescence, avant d’être mariée uniquement par la Fatiha, sans acte légal.
Les expertises génétiques réalisées sur les six enfants avaient révélé que quatre d’entre eux étaient issus de cette relation incestueuse, faisant du mis en cause à la fois leur père biologique et leur grand-père.
Au-delà du choc provoqué par ce dossier, cette affaire relance le débat sur la protection des mineurs, l’état civil des enfants sans papiers, le rôle des autorités locales et la nécessité d’une vigilance accrue face aux drames familiaux dissimulés derrière le silence, la peur et la précarité.












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