Ce ne sont pas une, mais plusieurs cinglantes défaites que le président américain Donald Trump vient de vivre avec une profonde amertume après son cuisant échec à la tête des républicains, qui viennent de perdre, avec les élections de mi-mandat, leur contrôle des deux chambres du Congrès, un désaveu de la politique menée pendant ces deux dernières années.
Trump, qui entendait faire de son second mandat une démonstration de force, doit désormais revoir ses calculs après ce revers électoral. Confronté à un Congrès dominé par ses adversaires, le président américain pourrait être contraint d’ajuster ses priorités. En politique étrangère, cette nouvelle donne pourrait ralentir certaines initiatives, sans nécessairement entraîner un désengagement : la recherche de succès diplomatiques pourrait aussi lui permettre de reprendre l’initiative politique.
C’est cette remise en cause des priorités, alors que s’achève sa présidence dans deux ans, qui pousse à se poser la question de savoir dans quelle direction ce changement se traduira au niveau du Maroc et de son dossier du Sahara, c’est-à-dire autant d’importance que lors des deux dernières années, au moment où ces relations ont besoin de plus d’efforts pour concrétiser tous les objectifs visant à instaurer dans la durée la paix en Afrique du Nord.
La coopération militaire entre les États-Unis et le Maroc, qui a atteint son apogée sous ce mandat Trump, pourrait désormais connaître une révision dans le sens d’une réduction, sachant que la Chambre des représentants et le Sénat, dirigés par les démocrates, peuvent revenir sur les accords et les conventions en raison de leurs positions pro-Polisario et de leur vision sensiblement différente de leur alliance avec le Maroc, comme démontré sous la présidence du prédécesseur de Donald Trump, Joe Biden, connu pour son froid avec le Maroc.
Reste que Trump peut surmonter les obstacles qui lui seront posés dans sa gestion en recourant à la liberté d’en user comme le lui permet la Constitution, mais forcément avec modération, surtout en matière de politique étrangère, qui restera dominée par le conflit du Moyen-Orient.
Par Jalil Nouri











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