Bien que l’atmosphère ait été détendue et les échanges courtois, le deuxième et dernier round du dialogue social sous l’actuel Exécutif d’Aziz Akhannouch, ce vendredi, n’a pas tenu toutes ses promesses pour les syndicats, qui en sortiront bredouilles.
Face au gouvernement et au patronat, les représentants des salariés se sont contentés, comme il fallait s’y attendre, du bilan des réalisations des premiers en matière sociale durant les cinq années de leur mandat, qui touche à sa fin sur un air d’inachevé. Il est clair qu’en se présentant à cette réunion, le chef du gouvernement n’avait nullement l’intention d’annoncer des cadeaux de départ en raison de sa situation, mais il aurait pu, toutefois, penser à ses promesses, sachant que les travailleurs n’auront bénéficié que d’une seule et maigre augmentation des salaires au moment où l’inflation sévissait.
Presque résignés, les représentants syndicaux quitteront la salle avec le souvenir d’un chef de gouvernement qui a refusé de joindre le geste à la parole, restant sur une ligne inflexible concernant à la fois la valorisation des salaires et les régimes de retraite, arguant qu’il avait fait ce qu’il avait à faire, suffisamment, avec les moyens dont l’État dispose, tout en reconnaissant les difficultés des salariés à joindre les deux bouts.
Il n’empêche que la partie n’est pas terminée, car les deux parties se retrouveront au Parlement lors des discussions sur le bilan de l’Exécutif, tel que présenté avec une large satisfaction par Akhannouch au début de cette semaine.
Tout n’a pas été dit, donc, et la partie pourrait se poursuivre dans la rue lors des défilés du 1er mai, à l’occasion d’une fête du Travail qu’il faudra suivre de très près pour ses répercussions sur le rendez-vous électoral du mois de septembre prochain.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous