Le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi a déclaré samedi qu’il ne chercherait pas à rester au pouvoir après la fin de son mandat actuel, en 2030. Il a affirmé que cette décision était « tout à fait tranchée » et que la Constitution ne serait pas modifiée pour lui permettre de prolonger son règne.
Ces propos ont été tenus lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’Académie militaire égyptienne, dans la nouvelle capitale administrative, devant les diplômés et plusieurs responsables. Sissi, 71 ans, a indiqué que le temps qui lui reste serait consacré, entre autres priorités, à la formation d’une nouvelle génération de dirigeants capables d’assumer la gestion de l’Etat. « La période jusqu’en 2030 marquera la fin de mon mandat à la tête de l’Etat, si j’ai de la vie et si je vis, et cela est tout à fait tranché », a-t-il déclaré, répétant que la Constitution « ne sera pas touchée ».
La Constitution de 2014 limitait à l’origine le mandat présidentiel à deux périodes de quatre ans. Des amendements adoptés par référendum en 2019 ont porté la durée du mandat à six ans et introduit des dispositions transitoires permettant à Sissi de se présenter pour un mandat supplémentaire. Il a ainsi été réélu en décembre 2023 pour six ans, un mandat qui a commencé en 2024 et s’achève en 2030.
Le président égyptien a insisté sur l’importance de préparer de nouveaux cadres pour les années à venir. Selon lui, l’Académie militaire jouera un rôle dans la formation de centaines de responsables, de ministres et de candidats potentiels à des postes de direction, y compris la présidence de la République.
Sous son règne, Sissi a supervisé un vaste programme de projets de développement et d’infrastructures, dont la construction de la nouvelle capitale administrative, dans le cadre d’une politique économique fondée sur l’investissement public et de grands projets pilotés par l’Etat.



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