Attendu avec un vif intérêt par la classe politique et les électeurs, désireux de connaître le programme qu’il entend défendre devant les Marocains à l’occasion des élections législatives du 23 septembre prochain, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) vient de dévoiler les grandes lignes de son projet.
Tous les détails et les axes de ce programme se résument dans le credo choisi par les dirigeants et les militants de la formation, à savoir « L’audace », adopté comme slogan de la reconquête électorale qu’ils ambitionnent de mener et de concrétiser lors de ce scrutin. Sans surprise, le programme s’articule autour d’une stratégie fidèle à l’identité d’une formation progressiste de gauche, attachée à la justice sociale et militant pour le rassemblement des forces progressistes.
Mais, seul, sans alliance déclarée ni rapprochement avec d’autres formations pouvant déboucher sur des désistements réciproques dans les 82 circonscriptions où il prévoit, pour l’heure, de présenter des candidats, sur un total de 92, le parti concentre l’essentiel de son action sur le volet social.
Dans son programme, qui sera présenté dans son intégralité prochainement, le PPS s’attache d’abord à déconstruire le bilan du gouvernement sortant, en mettant en avant ce qu’il considère comme ses échecs et ses insuffisances.
D’où la priorité accordée au social, domaine dans lequel, selon le PPS, l’Exécutif aurait failli sur toute la ligne. Le parti, qui espère jouer un rôle important au sein du prochain gouvernement et du Parlement, promet de corriger ce qu’il qualifie de torts causés aux Marocains par l’équipe dirigée par Aziz Akhannouch.
Parmi ses principales promesses figurent la création de centaines de milliers d’emplois dans les secteurs sociaux, notamment dans les hôpitaux, ainsi que la création d’un million de nouveaux emplois, dont la moitié serait destinée aux jeunes et 25 % aux femmes. Le PPS propose également d’étendre la couverture sociale à 8,5 millions de personnes en situation de précarité.
Sur le plan économique, le parti déroule un vaste programme de réformes, avec comme priorités la lutte contre l’inflation, le rétablissement du pouvoir d’achat et la correction des dysfonctionnements affectant les circuits d’approvisionnement des marchés de grande consommation.
Enfin, fidèle à son combat contre ce qu’il considère comme les dérives de la politique des subventions agricoles, le parti dirigé par Nabil Benabdallah plaide pour une refonte en profondeur de la politique agricole nationale. Il réclame également une révision de la mission de l’Agence pour le Développement Agricole, après un audit complet et un bilan détaillé de ses réalisations.
Par Jalil Nouri












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