Le port de Casablanca fait face à un engorgement préoccupant qui retarde le déchargement de plusieurs cargaisons stratégiques de blé tendre, de blé dur, de maïs et d’aliments du bétail, soulevant des inquiétudes chez les professionnels quant aux répercussions sur l’approvisionnement du marché national et la stabilité des prix dans les semaines à venir.
Selon des sources professionnelles, plusieurs navires chargés de blé tendre attendent encore leur tour pour entamer les opérations de déchargement, qui devraient se prolonger jusqu’à la mi-juin. L’arrivée continue de nouveaux navires aggrave la situation et complique la gestion des chaînes d’approvisionnement.
Les professionnels du secteur expliquent cette situation par la conjonction de plusieurs facteurs, notamment le contexte de l’Aïd qui a entraîné une raréfaction des camions disponibles, ralentissant la distribution des marchandises vers les différentes régions du Royaume. Le prolongement des horaires de travail au port n’a pas suffi à absorber la pression accumulée.
Des acteurs de la protection des consommateurs alertent sur le risque que cette perturbation des chaînes d’approvisionnement fasse grimper les coûts de transport et de stockage, ce qui pourrait se répercuter directement sur les prix des produits de base, dans un pays qui dépend largement des importations pour couvrir ses besoins en céréales.
Malgré les signaux positifs de la saison agricole actuelle en termes de production, la stabilité des prix reste tributaire de la fluidité des opérations logistiques portuaires. Les professionnels s’accordent sur la nécessité d’une intervention urgente pour renforcer les capacités logistiques, accélérer les cadences de déchargement et renforcer les mécanismes de surveillance afin d’éviter toute hausse injustifiée des prix.












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