Alors qu’un nouveau ministre de l’Enseignement supérieur est en voie de désignation, il faut espérer que le PAM, qu’Azzedine El Midaoui a rejoint tardivement, ne le reconduira pas dans ses fonctions. Son passage n’aura pas laissé que de bons souvenirs dans les universités et les facultés, où le climat apparaît particulièrement tendu en cette rentrée 2026-2027.
À l’approche de la fin de son mandat, le ministre laisse derrière lui une situation préoccupante. En cause : des décisions jugées hâtives et incompréhensibles, présentées comme une réforme, mais vécues par certains étudiants comme discriminatoires et socialement injustes. Les premiers concernés sont des étudiants au statut particulier, dont les efforts méritent respect et reconnaissance.
Il s’agit de salariés et de fonctionnaires désireux d’améliorer leur quotidien et celui de leurs familles en obtenant des diplômes de l’enseignement supérieur, notamment des masters et des doctorats. Au prix de sacrifices considérables, ils consacrent leur temps libre aux études, en parallèle de leurs obligations professionnelles.
Pour eux, le choc au moment des inscriptions ne concerne ni les programmes ni les contenus pédagogiques, mais les frais à acquitter. Selon les montants évoqués, il leur serait demandé 5 000 DH pour une licence dans le cadre de la formation continue, 12 000 DH pour un master et jusqu’à 20 000 DH pour un doctorat. Une charge susceptible de placer certains devant un choix douloureux : payer ou renoncer à poursuivre leurs études. Cette situation pourrait nourrir un boycott des inscriptions, puis des mouvements de protestation au sein des établissements concernés.
Si aucune réponse n’est apportée, cette tension risque de peser durablement sur l’année universitaire. Une suspension provisoire de la mesure permettrait, au minimum, d’ouvrir une concertation sur les tarifs, les conditions d’accès et les possibilités d’exonération. L’université publique doit accompagner ceux qui cherchent à progresser par le savoir. Elle ne devrait pas dresser devant eux un obstacle financier supplémentaire.
Le prochain ministre sera attendu sur ce dossier : écouter, clarifier et rétablir la confiance devra figurer parmi ses premières priorités.












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Oui vivement un ministre à la hauteur des grsnds enjeux de ce département combien utile au développement du pays
Effectivement; il faut arrêter de remettre tout sur le consommateur, ça serait très facile, l’enseignement travaille en gros pour les entreprises, en leur formant des cadres et futurs dirigeants, il n’y a pas de mal à ce que l’état fasse pression sur les entreprises pour payer les frais de formation de leurs employers, quitte à ce que l’état prenne en charge les frais de ceux qui travaillent dans « des sociétés qui n’ont pas les moyens de payer entre 5000dh-20000dh », entre quottes, parce qu’une société qui emploi un cadre avec des ambitions d’évoluer doit forcément avoir ce petit budget dans son budget de formation.