Deux jours après sa nomination, Madiha Khayr quitte déjà le gouvernement. Une décision aussi rapide appelle une explication publique. Pour l’Exécutif dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, la transparence doit se traduire, dès maintenant, par une communication franche et directe.
Le communiqué du Cabinet royal établit le cadre institutionnel : le Souverain a accepté la demande de la cheffe du gouvernement visant à relever la ministre déléguée de ses fonctions. Il ne précise cependant pas les raisons de cette démarche. C’est donc à la présidence du gouvernement d’éclairer les citoyens sur les motifs de sa demande.
Qu’est-ce qui a changé entre vendredi et dimanche ? Quels éléments ont conduit à revenir aussi vite sur cette nomination ? Les vérifications préalables avaient-elles permis d’identifier les difficultés éventuelles ? Ces questions concernent le fonctionnement de l’Exécutif et la responsabilité des formations qui proposent leurs candidats.
Le gouvernement peut préciser les considérations ayant motivé sa décision, tout en respectant les droits de l’ancienne ministre.
Laisser ce vide serait permettre aux rumeurs de façonner seules la perception des faits. Un communiqué clair, ou une prise de parole de la cheffe du gouvernement, s’impose. La confiance se construit aussi dans les moments délicats : reconnaître une difficulté, expliquer une décision et assumer ses responsabilités constituerait un premier acte de transparence.



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