Le couple royal espagnol sera venu finalement pour rien, sauf à jeter de l’huile sur le feu et à oublier de souligner que son pays a échappé au terrorisme grâce à la vigilance du Maroc aux frontières de l’Espagne et que l’économie de son pays a tenu bon, en partie grâce aux résultats des entreprises espagnoles établies chez le voisin marocain.
Mais Felipe VI ne s’est surtout pas attardé à expliquer aux populations des deux enclaves en territoire marocain pourquoi, par une étrange coïncidence, sa visite a été précédée de quelques heures seulement par l’arrivée à Sebta du leader conservateur et allié de l’extrême droite du Partido Popular, Feijóo, connu pour vouer une haine viscérale au Maroc et qui s’est fait accompagner, pour ce déplacement qui se passe de tout commentaire, de Bardella, le numéro 2 du parti xénophobe français dirigé par une Le Pen conquérante, le Rassemblement national, qui divise plus qu’il ne rassemble.
La messe est dite : l’Espagne prépare déjà son ralliement à une Europe de l’extrême droite, et le couple royal espagnol est venu à Sebta et Melilia, non pas pour favoriser le dialogue dans le respect, l’entente et la coopération entre deux voisins liés par l’histoire et la géographie, comme l’ont compris les socialistes du PSOE, mais pour faire l’apologie d’une hostilité à toute épreuve tant que le Maroc revendiquera la marocanité des deux enclaves, quitte à renvoyer chez eux les Marocains en situation régulière. Le ton guerrier et vengeur emprunté par le roi Felipe VI ne dit rien de bon pour l’avenir et signifie aujourd’hui, plus que lors du fâcheux précédent de 2007, que l’Espagne cherche à impliquer le Maroc dans un conflit qu’elle a perdu par avance.
Car l’Europe des 27 ne pourra pas continuer à compter parmi ses membres un pays vivant encore, en 2026, sous le régime du colonialisme, dont Felipe VI s’est fait, cette semaine à Sebta et Melilia, un parangon dévoué, à plaindre et à condamner.












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