Prenant à contre-pied les partis de la gauche classique, l’USFP et le PPS, ceux de ce qui est qualifié d’extrême gauche pour les différencier, la FGD et le PSU, ont décidé de se regrouper en front commun autour d’un programme unique, pour voir les choses en grand, de manière inattendue pour une telle expérience, en se démarquant de leurs aînés.
Laborieusement et avec l’engagement de faire bonne figure, les deux alliés, ambitionnant de changer la donne, ont fourni un excellent travail de prospective collant aux réalités pour montrer qu’ils ne sont pas les « petits partis » que l’on croit à tort. Le programme électoral intitulé « La dignité d’abord », que l’on gagnerait à lire attentivement, table sur une fiscalité pouvant atteindre les 500 milliards de dirhams sur l’ensemble du mandat du prochain gouvernement.
Les promesses, totalisant le chiffre vertigineux de 431 mesures à appliquer durant cette même période de cinq ans, vont de la création de 300.000 emplois à l’offre à la population, selon des critères à définir, de pas moins de 100.000 logements à la location, à des taux défiant toute concurrence, en lieu et place de l’offre actuelle de soutien à l’acquisition de l’habitat. Et puis, cerise sur le gâteau, à l’instar d’autres formations partageant la même promesse, il est également prévu, progressivement, un SMIG à 5.000 DH.
En 140 mesures sur les 431 précitées, l’Alliance de cette gauche réunie pour le meilleur porte un projet politique fondé sur une lutte sans merci contre les systèmes de monopole et de rente, avec l’ambition de construire une société sans pauvreté, digne et égalitaire. Celle-ci se voit, elle, gratifiée et promise à pas moins de 225 autres mesures pour donner corps à la lutte contre les disparités sociales et territoriales, grâce à une multitude de réformes de fond à mener.
Ce programme ne saurait être complet sans s’accompagner, naturellement, d’un changement tout aussi profond en matière de libertés politiques et de principes démocratiques, avec cet objectif hautement symbolique : « Zéro prisonnier politique ou d’opinion ».
Par Jalil Nouri



Contactez Nous