À Rabat, le gasoil atteint 17,11 dirhams le litre à la pompe ce mardi 3 novembre. Un niveau qui dépasse les pics de prix rapportés lors de la crise énergétique de 2022 : le 2 juillet de cette année-là, le litre était affiché à 16,57 dirhams dans les relevés publiés par la presse. Sans permettre d’affirmer un record absolu dans toutes les stations du Royaume, cette comparaison mesure l’ampleur de la pression exercée sur les consommateurs.
La nouvelle hausse entrée en vigueur début novembre a porté le gasoil entre 16,40 et 16,99 dirhams dans plusieurs stations de Casablanca, avec des tarifs dépassant désormais 17 dirhams dans d’autres villes. Les écarts restent sensibles entre enseignes, ce qui rend indispensable une information claire sur les prix pratiqués.
Pour les ménages, ces chiffres se traduisent immédiatement en dépenses supplémentaires. À 17,11 dirhams le litre, un plein de 50 litres coûte 855,50 dirhams. Lorsque le véhicule est nécessaire pour travailler, accompagner les enfants ou effectuer des déplacements professionnels, la possibilité de réduire cette facture devient limitée.
Les citoyens ne peuvent plus supporter une succession d’augmentations sans que leur équilibre financier en souffre. Entre alimentation, logement, scolarité et factures, les arbitrages sont déjà nombreux. Demander encore aux familles de s’adapter revient, pour certaines, à leur demander de renoncer à une autre dépense essentielle.
La hausse du gasoil concerne également ceux qui ne possèdent pas de voiture. Transport des marchandises, livraisons, activités agricoles et services à domicile : de nombreux secteurs dépendent du carburant. Les professionnels peuvent absorber une partie du surcoût dans leurs marges, mais cette capacité a elle aussi ses limites. Le risque est alors de voir la pression se transmettre progressivement aux prix des biens et des prestations.
Les distributeurs de bouteilles de gaz ont déjà alerté sur leurs difficultés, invoquant notamment l’alourdissement des frais de transport. Leur organisation professionnelle réclame une réponse et évoque un possible arrêt de la distribution si aucune solution n’est trouvée. Une menace qui souligne les répercussions possibles du renchérissement du diesel sur des services essentiels.
Face à cette situation, les consommateurs attendent des explications précises sur la formation des prix, les différences entre distributeurs et les moyens de contenir la pression. La transparence et la surveillance du fonctionnement concurrentiel du marché doivent nourrir le débat public.
À 17,11 dirhams le litre, le gasoil franchit un nouveau sommet, supérieur au record de prix rapporté pendant la crise énergétique de 2022. Derrière chaque centime supplémentaire, des budgets se resserrent et des professionnels s’interrogent sur leur capacité à poursuivre leur activité. Pour les citoyens déjà éprouvés par le coût de la vie, cette flambée devient insupportable. À plus de 17 dirhams le litre, leur capacité à absorber de nouvelles hausses est à bout : des réponses concrètes s’imposent.












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