Le sous-sol de Guercif continue de nourrir les ambitions énergétiques du Maroc. Predator Oil & Gas a achevé le forage du puits MOU-6, à une profondeur de 950 mètres, ouvrant une phase déterminante : celle des essais destinés à évaluer la capacité réelle du réservoir à produire du gaz.
Les premières observations géologiques sont encourageantes. Le forage a traversé un intervalle de 21,2 mètres dans la partie supérieure de la cible principale, contre 13,2 mètres dans le puits voisin MOU-3. Conforme aux prévisions, cet épaississement s’accompagne d’une amélioration de la qualité des échantillons et des mesures, grâce aux ajustements techniques apportés au forage. Aucun débit commercial n’a cependant encore été établi.
Le potentiel annoncé pour la cible atteint 164 milliards de pieds cubes, soit environ 4,64 milliards de mètres cubes. Ces estimations restent à distinguer des réserves prouvées et commercialement exploitables. Les essais devront préciser les volumes récupérables, les débits et les conditions économiques d’une éventuelle exploitation. Si celle-ci se concrétise, le gaz pourrait alimenter le marché intérieur et remplacer certains usages du GPL.
D’autres perspectives élargissent l’intérêt du permis. Predator prévoit de travailler avec la société roumaine Geo Line Solution pour mieux caractériser les ressources potentielles de gaz biogénique non conventionnel, en s’appuyant sur des comparaisons avec des gisements d’Europe de l’Est.
L’entreprise souhaite également préparer l’approfondissement du puits MOU-5 afin d’explorer le potentiel en hélium sous la couche saline. Un placement d’actions visant à lever 2,5 millions de livres sterling bruts doit notamment contribuer aux essais et aux travaux préparatoires au Maroc.
Pour le Royaume, Guercif représente ainsi une perspective à suivre avec espoir, sans anticiper les conclusions techniques. Si les essais confirment une exploitation durable et rentable, ce projet pourrait renforcer la production nationale, réduire une partie du recours aux importations et donner davantage de poids au Maroc parmi les pays producteurs de gaz. L’espoir est permis : il reste désormais à transformer les promesses du sous-sol en une ressource concrète au service de l’économie et des citoyens.



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