Il ne reste plus longtemps à attendre avant d’assister à la présentation du nouveau gouvernement conduit par Fatima Zahra Mansouri. Celle-ci devrait intervenir au cours de cette semaine, alors que le Parlement la devancera avec la constitution de son bureau dès mardi.
Les contours de la future équipe semblent désormais se préciser, sauf retard ou changement majeur de dernière minute susceptible de faire trembler l’échafaudage patiemment construit. La première question est de savoir si la reconduction d’anciens ministres à la tête de super-pôles ministériels, telle qu’envisagée lors des consultations, ne sera pas remise en cause lors de l’arbitrage royal. Le souverain devrait, pour sa part, maintenir les responsables des départements de souveraineté : Défense, Affaires étrangères, Intérieur et Affaires religieuses.
Mais, visiblement, une telle remise en cause n’est pas à l’ordre du jour, du moins pour l’instant. La cheffe du gouvernement pourra-t-elle résister aux exigences des partis, à commencer par le sien, dont les ministres sortants semblent déterminés à conserver leur place ? Cette question restera comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.
La bataille pour une répartition équitable des départements ministériels constitue un obstacle à prendre en considération, avant les négociations complexes sur le programme commun. Celui-ci aura probablement déjà fait l’objet, dans ses grandes lignes, d’accords de principe traduisant une volonté partagée de s’inscrire dans une trajectoire de changement.
Ce changement dans la gestion des priorités, dont les électeurs attendent rapidement les premières traductions concrètes, représente un objectif majeur pour les quatre partis. À condition d’être bien conduit et convaincant, il déterminera la réussite de cette équation à quatre au terme des cinq années de mandat, si la majorité demeure unie jusque-là.












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