Alors que le PAM, sorti largement vainqueur des élections, attend l’officialisation, dans les prochaines heures, des résultats définitifs des élections législatives et la désignation de l’un de ses membres par le roi pour former le prochain exécutif des cinq prochaines années, jusqu’en 2031, la question qui s’impose, en attendant, est de savoir ce que cache l’appellation de son « gouvernement du Mondial », qu’il avait lancée en cas de victoire.
Le fait de compter en son sein un ministre du Budget, accessoirement patron du football national et maître d’œuvre de la partie marocaine de l’organisation de la prochaine Coupe du monde, en 2030, n’était-il pas un signe sérieux et annonciateur d’une priorité accordée à cet événement planétaire dans les politiques publiques, dans un effort d’harmonisation des grands chantiers en cours et à venir, afin de se prémunir contre la dispersion des centres de décision et les difficultés opérationnelles ?
Dès lors, nous ne sommes pas loin, comme nous avons été parmi les premiers à l’envisager, de voir Faouzi Lakjâa prendre tous les leviers et les commandes jusqu’au lendemain de la finale de ce Mondial, que le Maroc se bat pour accueillir. Il n’avait pourtant aucune expérience en politique ni aucun lien avec le PAM, hormis l’adhésion de son épouse à ce parti, qu’il a préféré au RNI.
Sa décision d’entrer en campagne électorale et de la mener avec éclat semble avoir été minutieusement préparée pour monter au créneau et s’imposer sans attendre comme le leader le plus en vue sur la scène politique, en défendant un programme électoral inédit, à l’élaboration duquel il n’est pas étranger et qu’il a défendu de toutes ses forces, avec une extrême conviction et tout le talent d’un orateur hors pair. Nul ne serait étonné demain d’apprendre que le prochain chef du gouvernement est un passionné de football sachant traduire une vision royale avec la même efficacité et la même rigueur que celles qu’il s’impose dans sa fonction de ministre du Budget.
Fort de son intelligence et de son profil, il reste en mesure de mener de front la gestion des affaires du pays et celle de son football, pour leur faire partager la même culture du résultat sans favoriser l’un par rapport à l’autre : il faut seulement lui faire confiance !












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