Les routes urbaines marocaines ont de nouveau livré un bilan lourd. Durant la semaine allant du 27 avril au 3 mai, 27 personnes ont perdu la vie et 3.105 autres ont été blessées, dont 116 grièvement, dans 2.243 accidents de la circulation enregistrés en périmètre urbain.
Selon la Direction générale de la sûreté nationale, ces drames trouvent principalement leur origine dans le manque d’attention des conducteurs, le non-respect de la priorité, l’excès de vitesse, l’inattention des piétons, le non-respect de la distance de sécurité, la perte de contrôle du véhicule, les changements de direction sans signalisation ou encore le franchissement du feu rouge. La conduite en état d’ivresse et les dépassements dangereux figurent également parmi les comportements relevés.
Ce bilan hebdomadaire rappelle, une fois encore, que l’insécurité routière demeure l’un des grands défis du quotidien. Derrière chaque chiffre se cache une famille endeuillée, une vie brisée ou un blessé qui gardera parfois les séquelles d’un instant d’imprudence.
Sur le volet du contrôle routier, les services de sécurité ont enregistré 50.184 infractions durant la même période. Ils ont établi 8.006 procès-verbaux transmis au parquet et procédé au recouvrement de 42.178 amendes transactionnelles.
Le montant global des amendes a atteint 9.430.150 dirhams. Par ailleurs, 5.169 véhicules ont été placés en fourrière, 8.006 documents retirés et 509 véhicules immobilisés.
Ces chiffres traduisent l’intensité des opérations de contrôle, mais ils montrent surtout l’ampleur des comportements dangereux encore observés sur la voie publique. La route reste un espace partagé où la vigilance, le respect du code et la responsabilité individuelle peuvent sauver des vies.



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Ce type de bilan n’est malheureusement pas une surprise. Le problème ne vient pas seulement des conducteurs, mais aussi du système en amont.
Il faut être beaucoup plus exigeant dans l’attribution des permis de conduire, avec une vraie formation et des examens rigoureux. Ensuite, il est essentiel d’appliquer des lois plus strictes, avec des sanctions dissuasives et des amendes réellement élevées.
Mais surtout, il faut lutter sérieusement contre la corruption. Sans cela, aucune réforme ne sera efficace.
Je vis à l’étranger, où les véhicules sont souvent plus puissants, mais les conducteurs respectent le code de la route. Pourquoi ? Parce que les lois sont appliquées sans exception et que les sanctions sont immédiates.
La sécurité routière n’est pas une fatalité, c’est une question de rigueur, de responsabilité et de justice.
Quand les gendarmes et les policiers, quitterons leurs points de contrôle radar fixe, et décideront de patrouiller sur les routes et autoroutes pour relever les infractions, la situation s’améliorera. En attendant c’est Mario kart sur les routes marocaine.