Les événements inacceptables qui ont entaché le « Classico » FAR–Raja, l’un des matchs les plus attrayants du championnat marocain de football, la Botola, ont laissé pantois et profondément choqués supporters, médias et équipes par leur degré de violence.
Les premières sanctions visant les deux clubs sont déjà tombées, avec plusieurs matchs à huis clos et de lourdes amendes destinées à couvrir les importants dégâts causés aux installations dans les tribunes. Reste désormais le sort qui sera réservé, devant la justice, aux 136 auteurs des incidents arrêtés, qu’ils soient adolescents ou adultes. De véritables voyous déguisés en supporters, venus non pas pour assister à un match, mais pour tout saccager dans un déferlement de violence collective nourri par un esprit de vengeance.
Tout est parti d’altercations classiques entre supporters de Rabat et de Casablanca, qui ont rapidement dégénéré en affrontements ouverts à l’arme blanche, accompagnés de destructions massives du mobilier du stade Moulay Abdellah, récemment rénové et érigé en véritable joyau. À cela s’ajoute la mise à sac de la tribune de presse, où des journalistes ont été pourchassés et agressés, tandis que la situation n’était pas loin de basculer vers un envahissement de la pelouse, malgré la présence significative des forces de sécurité.
Ces images de désordre indescriptible, qui auraient pu faire des victimes dans les gradins, se sont prolongées aux abords du stade, provoquant l’arrêt de la circulation, y compris sur l’autoroute, ainsi que du trafic ferroviaire. Les lieux ont été laissés dans un état de chaos total, digne d’un champ de bataille, bien loin de l’esprit d’un match de football. Diffusées à grande vitesse sur les réseaux, ces images ont été exploitées par les détracteurs du Maroc pour ternir son image, pointant du doigt ses infrastructures sportives et ses dispositifs sécuritaires, à l’approche du Mondial 2030. Une compétition pour laquelle le Maroc est en lice, notamment face à l’Espagne qui souhaite accueillir la finale à Madrid plutôt qu’à Benslimane, où doit être construit le futur stade Hassan II, appelé à devenir l’un des plus grands et des plus modernes au monde.
Il apparaît aujourd’hui légitime qu’un appel pressant et unanime s’élève au lendemain de ces débordements inadmissibles, en faveur de l’adoption d’un règlement plus strict encadrant l’accès aux stades et les modalités d’organisation des matchs à haut risque.
Par Jalil Nouri



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Nous ne cessrons jamais de le repeter les grands maux qui ont terni l’image de ce sport largement populaire et profondément social sont :1- les multiples erreurs inrentionnels ou non de l’arbitrage, 2-la violence des stades,3-les tarifs faramineux des droits de transmissions rendant ces derniers tout simplement inaccessibles à la majorité des foyers, 4-les chiffres incomprehensivement astronaumiques qui caractérisent les transactions de joueurs
Il faudrait revoir tout celà