Le Moyen-Orient a replongé lundi dans une spirale d’escalade dangereuse, avec un nouvel échange de frappes entre Israël et l’Iran qui met à rude épreuve le cessez-le-feu annoncé dans la région et compromet les espoirs de parvenir à un accord de paix durable.
Les frappes israéliennes sur le territoire iranien sont intervenues quelques heures seulement après que Donald Trump avait demandé à Israël de s’abstenir de riposter contre Téhéran. Selon le journaliste Barak Ravid d’Axios, Trump avait déclaré vouloir appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répondre, ajoutant : « Israël a frappé et l’Iran a frappé, nous n’avons pas besoin de frappes supplémentaires. » Dans une interview accordée à Fox News, il a également appelé l’Iran à « revenir à la table des négociations et conclure un accord. »
De son côté, le Corps des gardiens de la Révolution iraniens a revendiqué avoir ciblé les bases militaires de Nevatim et Tel Nof en réponse aux frappes israéliennes sur des sites radar iraniens, qualifiant son attaque de « mise en garde » et menaçant d’une riposte « plus large couvrant toutes les cibles américano-sionistes dans la région » si les attaques se répètent. L’armée israélienne a annoncé avoir intercepté une nouvelle vague de missiles iraniens, ainsi qu’un missile tiré depuis le Yémen, tandis que des correspondants de l’AFP à Jérusalem ont rapporté des explosions en se dirigeant vers les abris.
Sur le plan diplomatique, la cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne Kaja Kallas a appelé à la désescalade, estimant que « la région n’a pas besoin de davantage de tensions. » Téhéran a posé ses conditions pour tout accord de paix, exigeant qu’il inclue le Liban, où Israël poursuit ses opérations contre le Hezbollah. Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a pour sa part accusé les États-Unis d’avoir donné un « feu vert » à Israël pour frapper Beyrouth, affirmant que les intérêts américains et israéliens sont désormais des « cibles légitimes. »
Une lueur diplomatique est toutefois apparue avec la visite du ministre pakistanais de l’Intérieur à Téhéran, porteur d’un « message particulier » du chef de l’armée pakistanaise à la direction iranienne.












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