À l’image d’expériences réussies et très suivies dans plusieurs pays en Europe, un mouvement citoyen marocain a appelé à faire de la journée de dimanche prochain, 18 octobre, celle de la protestation contre les prix des carburants, en mobilisant les voitures de 13 à 14 heures dans le cadre d’une opération de circulation zéro.
L’opération, qui, jusqu’à présent, n’a pas été accompagnée d’échos à travers tout le pays pour réussir, par manque de relais efficaces et de communication bien préparée, sera malgré tout à encourager, car le boycott des stations-service ne semble pas faire l’unanimité auprès des usagers, puisque la voiture reste indispensable pour l’activité professionnelle, quelle que soit la politique des prix appliquée à la hausse depuis plusieurs mois, avec une constante depuis février dernier, date du déclenchement de la guerre du Golfe.
La persistance du conflit et les perspectives négatives escomptées par les marchés pétroliers ne plaident guère pour une stabilisation des prix à la pompe et encore moins pour leur baisse. La tendance est désormais à admettre que les taux ne reviendront jamais aux niveaux des dernières années de l’avant-guerre au Moyen-Orient.
Il faut plutôt inscrire cette journée symbolique d’une heure sans voiture comme un message adressé au nouveau gouvernement pour l’informer que les Marocains se tiendront prêts à lui rappeler, à chaque nouvelle hausse, que des actions de diverses natures sont envisageables si les politiques énergétiques n’apportent pas de réponses aux attentes des consommateurs.












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