Deux jours avant l’Aïd Al-Adha, une scène filmée dans un marché de vente de moutons à Sidi Bennour a déclenché une véritable tempête de réactions au Maroc. Une caïd, apparue en train d’intervenir auprès de vendeurs pour évoquer les prix des moutons, s’est retrouvée au centre d’une polémique nationale qui continue encore aujourd’hui, en plein jour de fête du sacrifice, à dominer les discussions des citoyens sur les réseaux sociaux, dans les cafés et même au sein des familles marocaines.
Pour une grande partie des Marocains, cette intervention a été perçue comme maladroite et déplacée. Beaucoup ont estimé qu’il ne revient pas à une autorité locale de fixer ou d’imposer des tarifs dans un marché aussi complexe que celui du bétail, surtout dans une période marquée par une flambée historique des prix. Plusieurs internautes ont vivement critiqué l’attitude de cette responsable administrative, rappelant qu’elle n’est ni experte en élevage, ni économiste, ni professionnelle du commerce du bétail pour décider du prix auquel un mouton doit être vendu.
Cette affaire intervient dans un contexte extrêmement sensible où de nombreuses familles marocaines peinent déjà à faire face au coût élevé de l’Aïd. Entre la hausse du prix des aliments pour bétail, la sécheresse, les frais de transport et la spéculation, les prix des moutons ont atteint cette année des niveaux record dans plusieurs marchés du Royaume. Pour certains citoyens, voir une caïd intervenir directement auprès des vendeurs sans proposer de véritable solution structurelle a davantage renforcé le sentiment de frustration.
Les critiques se sont multipliées contre ce que beaucoup considèrent comme une “mise en scène” inefficace face à un problème économique profond. Plusieurs observateurs ont rappelé que la régulation des marchés nécessite des décisions gouvernementales sérieuses, des mécanismes de contrôle contre les spéculateurs et une vision économique globale, et non des interventions improvisées devant les caméras.
Aujourd’hui, en ce jour de l’Aïd Al-Adha, cet incident reste l’un des sujets les plus commentés par les Marocains. Au-delà de la polémique autour de cette caïd, cette affaire révèle surtout le malaise grandissant d’une partie de la population face à la vie chère et à la difficulté croissante de préserver certaines traditions religieuses et sociales devenues financièrement très lourdes pour de nombreuses familles.












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Nous aurions besoin de cette dame caïd ailleurs que dans les souks à moutons. Qu’elle aille donc voir les grandes compagnies de carburant pour leur demander de baisser les prix à la pompe. Qu’elle passe aussi chez Rédal pour imposer une baisse des factures d’eau et d’électricité, devenues insupportables pour de nombreuses familles. Qu’elle interpelle les écoles privées, les banques, les opérateurs télécoms et tous ceux qui pèsent lourdement sur le budget des ménages. Le problème du pouvoir d’achat ne se règle pas en sermonnant de petits vendeurs deux jours avant l’Aïd, mais en s’attaquant aux vrais postes de dépense qui étranglent les Marocains toute l’année.
Tout a fait d’accord. Elle me semble honnête cette dame n’en déplaise a ceux qui vendent des moutons a des prix exorbitant. Et la plupart du temps les moutons mangent n’importe quoi en ville où ailleurs
Il faut interdire la vente des moutons dans les souk primo
Deuxièment il faut que le ministère de l’intérieur organise des espaces dans chaque région du pays, contrôlés par les autorités locales regroupant les chaptels à vendre et fixant les prix au kg
Rien ne peut satisfaire la critique surtout à tort ! Si cette responsable n’est pas intervenu dans ce souk tout le monde va crier au scandale ! Elle est venue pour se faire filmer et du moment qu’elle l’a fait pour l’intérêt de tous , certains lui reprochent de s’être incrustée là où il ne fallait pas!! Un peu de bon sens les gars ! Ce qui est arrivé dans les souks marocains pour la vente des moutons est une véritable honte qui éclabousse un gouvernement déjà aux abois à cause de sa passivité et son incapacité à intervenir dans la gestion des affaires quotidiennes des citoyens et de la politique intérieure !! Sans oublier les millions de dollars dilapidés dans la subvention de l’importation des moutons pour satisfaire les marchés marocains !!!
Les caïds croient avoir tous les pouvoirs, ils n’ont plus de limites.ces derniers temps on les voit faire la pluie et le beau temps, parler mal aux citoyens, alors que les akhennouch et compagnie sont intouchables.
Non mais sa va pas ? Vous pouvez toléré quf des moutons soit vendu a 300 euro ? Vous avez pensé aux autres ceux qui ne peuvent pas payer le leur ?
Cet article me paraît défendre plus les chennaka que l’agent qui est intervenu.
C’est au niveau du gouvernement et plus haut pour régler ce problème.
Demandez à akhenouch qui a éliminé tt les mechanism es de controls
Tout a fait d’accord avec vous
Il fallait peut-être boycotter cette année l’achat de moutons. Ça aurait donné une bonne leçon à ces marchands sans pitié
Tout a fait d’accord avec vous
Bravo à Madame Caïda de mettre de l’ordre pour fixer le tarif qui correspond à ce mouton après avoir posé des questions qu’elle lui semblait cohérentes .
L’absence des vrais responsable que se soient du ministère de l’agriculture et du ministère de l’intérieur à contribué à un malaise chez les plus diminué et même dans la classe moyenne.
Tout a fait d’accord avec vous
Jamais contents. Il y a juste quelques jours tout le monde demandait le contrôle des prix
Sûrement un article payé par les frakchiya
Je ne comprends VRAIMENT PAS qui vous vous défendez dans votre article : les vendeurs de moutons qui ont largement profité du peuple marocain cet Aid Adha 2026 ou les consommateurs marocains victimes de la montée inexplicable et injustifiée des prix des moutons cette année !!?
Je vous rappelle que ce sont les caids qui se réunissent avec les vendeurs au début de chaque souk hebdomadaire pour se mettre d’accord avec eux sur les prix maximums des viandes à appliquer afin de protéger le consommateur marocain.
Alors permettez-moi de douter qu’il y a eu des critiques négatives de la part des consommateurs marocains concernant le geste de cette Caid et si vraiment critiques il y eu ce sont certainement de la parts des vendeurs profiteurs de moutons qui ont vidé les poches des consommateurs marocains cette année…
Elle a toute a fait raison. Non mais on va où ? 300€ pour un mouton ? Et parfois ni la qualité, ni le poids du mouton n’est à la hauteur. C’est incroyable cette histoire