Les deux partis de la majorité ne sont plus dans un esprit de solidarité et de concorde à l’approche des prochaines élections, notamment dans la bataille pour attirer les grands notables des provinces du Sud.
Alors que le fief de l’Istiqlal semble imprenable dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, sous l’influence du parti et de son homme fort, Hamdi Ould Rachid, depuis de nombreuses années, la course aux candidats à fort potentiel électoral s’est désormais déplacée vers la région de Dakhla-Oued Eddahab. Le PAM vient d’y réaliser un coup de maître en s’assurant la candidature et l’adhésion d’un autre poids lourd de la scène politique locale pour la circonscription de Dakhla : l’actuel président de la région, Yanja El Khattat, qui défendra les couleurs du parti lors des prochaines législatives.
L’homme aux multiples responsabilités, considéré comme quasiment assuré d’une victoire lors du scrutin législatif de septembre, représente également un atout stratégique dans la perspective de la mise en œuvre de l’autonomie dans les provinces du Sud lorsque ce processus entrera dans sa phase d’application. La secrétaire générale du PAM, Fatima-Zahra Mansouri, avait d’ailleurs fait le déplacement pour officialiser cette adhésion lors d’une cérémonie organisée avec faste.
À mesure que se rapproche la clôture du dépôt des candidatures pour les élections législatives, la rivalité entre l’Istiqlal et le PAM, désormais engagés dans une véritable bataille d’influence, devrait encore s’intensifier. Les deux formations continueront de se disputer les personnalités les plus influentes afin de renforcer leurs positions dans les régions considérées comme des réservoirs électoraux stratégiques.
Par Jalil Nouri












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