À peine nommée, déjà relevée de ses fonctions. Le Roi Mohammed VI a accepté, ce dimanche 18 octobre, la demande présentée par la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, visant à mettre fin aux fonctions de Madiha Khayr. Nommée vendredi ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification, la responsable quitte ainsi l’Exécutif deux jours seulement après son entrée au gouvernement. Le communiqué du Cabinet royal inscrit cette décision dans le cadre de l’article 47 de la Constitution, sans en préciser les motifs.
Ce départ intervient dans un climat de polémique alimenté par la circulation d’une ancienne coupure de presse et d’une pièce présentée comme un document médical datant de 2004. Plusieurs publications rapprochent ces éléments d’une ancienne affaire concernant des transactions commerciales, notamment dans le secteur de l’or, et des accusations relatives à des chèques. Toutefois, les pièces judiciaires originales et l’issue exacte des procédures évoquées n’ont pas été établies dans les sources consultées. Ces accusations ne peuvent donc être présentées comme des faits judiciairement démontrés.
La distinction est essentielle : la polémique constitue le contexte public de cette éviction, mais son rôle précis dans la décision n’est pas officiellement confirmé. L’authenticité, la provenance et la portée du document médical diffusé restent également à vérifier. Sa seule circulation ne permet aucune conclusion sur l’état de santé actuel de l’ancienne ministre. Une source istiqlalienne citée dans la presse a d’ailleurs contesté les interprétations avancées et appelé au respect de sa vie privée.
Issue de l’Istiqlal, Madiha Khayr avait pourtant connu une ascension politique rapide, passant récemment par la présidence du groupe parlementaire de son parti avant sa nomination ministérielle. Née en 1975 à Beni Mellal, titulaire d’un master en commerce international, elle avait notamment exercé des responsabilités à l’Office national des aéroports et au sein de l’Académie internationale Mohammed VI de l’aviation civile.
Politiquement, cet épisode pose une question immédiate : comment une candidature retenue pour une responsabilité gouvernementale peut-elle être remise en cause aussi rapidement ? Sans préjuger des réponses, il invite à examiner les critères de sélection des ministrables, les vérifications préalables et la responsabilité des partis qui les proposent.
À la veille de la présentation du programme gouvernemental au Parlement, ce départ impose ainsi à la nouvelle majorité une première épreuve de clarification. Une communication précise permettrait d’expliquer la décision, de préserver les droits de la personne concernée et d’éviter que les rumeurs ne tiennent lieu de vérité.









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