Le décès d’une femme pendant son accouchement à l’hôpital provincial d’Assa-Zag remet en lumière les difficultés d’accès aux soins maternels dans les territoires éloignés. Évoqué par la députée Meryem Bouaida dans une question écrite adressée au ministère de la Santé et de la Protection sociale, ce drame appelle des éclaircissements sur ses circonstances et sur les moyens disponibles pour prendre en charge les urgences obstétricales.
Selon la parlementaire, l’offre de soins dans la province reste confrontée à des insuffisances en matière de services de maternité et d’équipements de suivi de grossesse. Certaines femmes doivent parcourir au moins 70 kilomètres pour accéder à ces prestations à l’hôpital provincial. Une distance qui souligne l’importance d’un dispositif fiable d’orientation, de transport et d’accueil des patientes.
Pour le nouveau ministre, le pain sur la planche est considérable. Ce dossier rappelle que les réformes sanitaires seront d’abord jugées sur leur capacité à répondre aux situations les plus concrètes : trouver un professionnel disponible, obtenir un examen, être transportée à temps et bénéficier d’une prise en charge adaptée.
Au-delà de cette affaire, plusieurs chantiers attendent le ministre : dresser un état des lieux des maternités, vérifier la disponibilité effective des équipes et des équipements, renforcer les circuits de transfert et assurer la continuité des soins dans les zones rurales. Les bâtiments ne suffisent pas si les compétences et les moyens de fonctionnement ne suivent pas.
Il lui faudra également répondre aux élus et aux familles par des engagements datés, accompagnés d’un suivi public. À Assa-Zag comme ailleurs, la confiance se reconstruira sur des résultats visibles. Le véritable test du nouveau ministre sera de réduire la distance entre le droit aux soins et la possibilité réelle d’en bénéficier.












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