À écouter Faouzi Lakjaa ces derniers jours, le pouvoir d’achat des Marocains semble être devenu l’une de ses principales préoccupations. Prix de la viande, produits de consommation, spéculation, coût de la vie : le nouveau poids lourd du PAM multiplie les déclarations et promet de placer ces questions au cœur de la prochaine étape politique.
Lors d’une rencontre organisée jeudi 27 août à Ouled Nasser, dans la province de Fquih Ben Salah, le ministre délégué chargé du Budget a notamment estimé qu’il n’était plus acceptable de laisser les Marocains acheter la viande à 150 ou 160 dirhams le kilogramme. Il est allé beaucoup plus loin en qualifiant de « vrais terroristes » ceux qui, selon lui, ont transformé l’Aïd Al-Adha en source d’angoisse pour les familles à travers la spéculation et les pratiques entourant le marché du bétail.
Le discours est musclé. Il peut même séduire. Mais il soulève une question difficile à esquiver : Faouzi Lakjaa découvre-t-il aujourd’hui la cherté de la vie ?
Car celui qui parle désormais comme un candidat au changement n’arrive pas de l’opposition. Il est ministre délégué chargé du Budget dans le gouvernement actuel. Autrement dit, il appartient depuis le début de la législature à l’Exécutif dont le bilan économique et social sera précisément jugé par les électeurs.
Et le dossier de la viande illustre parfaitement cette contradiction.
Lakjaa lui-même avait reconnu, en octobre 2024 devant la commission des Finances de la Chambre des représentants, que le soutien de 500 dirhams par mouton importé n’avait pas produit les résultats escomptés malgré l’effort financier consenti par l’État. Deux ans plus tard, le problème demeure suffisamment sérieux pour qu’il dénonce publiquement une viande vendue à 150 ou 160 dirhams. Les prix au détail restent d’ailleurs élevés malgré une certaine détente observée sur les marchés de gros.
Ministre aujourd’hui, solution demain ?
C’est précisément là que le discours électoral devient fragile.
Promettre de défendre demain le pouvoir d’achat est une chose. Expliquer pourquoi les instruments dont disposait déjà le gouvernement n’ont pas permis d’obtenir les résultats attendus en est une autre.
Pourquoi les aides publiques, les importations et les mesures successives n’ont-elles pas suffisamment protégé le consommateur ? Pourquoi les mécanismes de contrôle n’ont-ils pas empêché les dérives aujourd’hui dénoncées ? Et surtout, quelles mesures nouvelles le PAM appliquerait-il demain que ses ministres ne pouvaient pas défendre au sein du gouvernement actuel ?
La question mérite d’autant plus d’être posée que Lakjaa ne se contente plus d’un constat. Il annonce que l’amélioration du pouvoir d’achat figurera parmi les premières priorités de son parti pour la prochaine étape.
À quelques semaines des élections, le risque est donc évident : transformer les difficultés bien réelles des Marocains en argument électoral alors que ceux qui les dénoncent aujourd’hui ont eux-mêmes participé à la gestion gouvernementale pendant cinq ans.
Les citoyens ne sont pas dupes. Ils savent faire la différence entre une promesse de campagne et un bilan gouvernemental.
Avant d’expliquer comment il fera baisser les prix demain, Faouzi Lakjaa devra donc peut-être commencer par répondre à une question beaucoup plus simple : qu’a-t-il fait, en tant que ministre chargé du Budget, pour contribuer à les faire baisser aujourd’hui ?
C’est sur cette contradiction que ses adversaires l’attendront. Et c’est probablement aussi sur elle que les électeurs jugeront si le nouveau discours social de Lakjaa constitue une véritable rupture ou simplement une nouvelle promesse à l’approche des urnes.
Par Abdelrhni Bensaid












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Je ne vois pas en quoi un entraîneur de football saurait réglé quoique ce soit concernant des sujets éminemment complexes. Pire, la gestion des fédérations ne serait surtout pas à calquer sur un pays sinon on court au désastre. PAM + RNI sont à mettre hors jeu. Du vent !
Pour rappel, actuellement grâce à PAM+RNI : il n’y a plus de justice, il y a moins d’éducation, il y a moins de santé. Et tout le monde, sauf ceux qui ont les moyens de se faire plumer en silence, en souffre ou vont en souffrir.
Le problème est que le libéralisme voire l’ultra-libéralisme porté par ces partis est incompatible les économies à faible PIB et dont l’administration (voire parfois la gouvernance) n’est pas suffisamment mature face aux défis internationaux. L’ultra-libéralisme ne sert qu’à ouvrir les portes aux pires requins de l’économie qu’ils soient nationaux ou étrangers.
Concernant les prix chers, il faut comprendre qu’une bonne partie des prix sont décidés par la finance internationale (bourses et autres marchés internationaux). Le prix de la viande est un exemple très concret. C’est une question de bénéfices maximum, ils en ont rien à faire du social ou que tout le monde puisse en profiter. Et quand le gouvernement subventionne, c’est le citoyen qui paye quand même. C’est un système profondément injuste envers les peuples.
Exemple : le prix de l’essence. Historiquement, le prix à la pompe a déjà été beaucoup plus bas avec un tarif au baril plus élevé. Mais quand la finance internationale décide que le prix à la pompe sera plus cher malgré tout, il l’est. Ce n’est ni plus ni moins qu’un raquette international. Il n’y a aucune logique cartésienne qui colle au réel concernant les prix, ce n’est que de la pure spéculation manipulée à un temps T. C’est sûr qu’expliquer qu’en réalité le gouvernement est impuissant et qu’il se fait lui même raquetter serait très mal vu par le peuple. Pourtant, cela concerne tous les peuples du monde. C’est dire la pression malfaisante qui pèse sur tous les pays.
Et je peux vous assurer que cela concerne absolument tous les pays. Et je peux vous assurer que tant qu’aucun parti ne part de ce constat pour proposer une solution, il ne fait que de l’électolarisme et n’y changera rien.
Encore une fois, la « démocratie » n’a jamais rien résolu sinon servir à faire de la gestion des opinions voire de la création d’opinions. C’est une tartufferie, une mise en scène, une pièce de théâtre.
Oui ..en effet il ne suffit pas de prononcer des promesses en essayant de faire table rase sur un passé récent dont le bilan malheureusement pas très reluisant porte bien la trace de notre contribution , ça serait de la pure rétro-polémique politicienne sans objet ni utilité pour le futur, le plus courageux serait de faire une anlyse pertinente démontrant le pourquoi du comment un tel bilan n’est pas si reluisant économiquement et surtout socialement (et même sportivement ce bilan n’a pas été au à la hauteur des attentes) dont les échos ont été portés par des rapports sortant d’instances très au fait de la situation et en plus indépedante. Donc commencer par bien analyser et courageusement les causes et les résponsables des déficits constatés et ensuite apportez les remèdes qui vous paraissent adéquats, autrement on restera dans le discours