Il ne reste que quelques jours avant l’ouverture, par le roi Mohammed VI, de la nouvelle législature au Parlement. La Chambre des représentants accueillera 395 députés, parmi lesquels des élus reconduits et de nouveaux visages issus des législatives de 2026.
Au-delà du discours royal, traditionnellement consacré aux grandes orientations de la rentrée parlementaire, une question retient déjà l’attention : le nouveau gouvernement sera-t-il constitué avant le vendredi 9 octobre, deuxième vendredi du mois ? Sa présence à cette ouverture donnerait au PAM, arrivé en tête du scrutin, l’occasion de présenter sans attendre le visage de la nouvelle majorité.
Un autre compte à rebours précède pourtant celui du 9 octobre : la désignation, par le Roi, d’une personnalité issue du PAM appelée à former le gouvernement. C’est à elle qu’il reviendra de transformer les 97 sièges remportés par son parti en une majorité parlementaire. L’ouverture de la législature offrira une première image politique forte, mais elle ne constitue pas une date limite pour boucler les négociations. Entre la tentation d’aller vite et la nécessité de bâtir une coalition capable de tenir cinq ans, le PAM devra choisir son rythme.
Car une fois la nomination intervenue, le plus difficile commencera peut-être. Il faudra convaincre les futurs partenaires de s’accorder sur un programme avant de répartir les responsabilités. Chaque parti voudra faire reconnaître ses priorités et obtenir des garanties sur les engagements qu’il devra ensuite défendre devant les électeurs.
Pour le PAM, l’exercice représente un baptême du feu. Habitué à participer à des majorités, il devra cette fois conduire les pourparlers, écouter les attentes de ses alliés potentiels et arbitrer leurs désaccords. La tâche pourrait se révéler plus délicate encore si la future coalition réunit des formations aux sensibilités libérales, progressistes ou islamistes. Une majorité peut se construire par l’addition des sièges ; un gouvernement cohérent exige un accord sur les décisions à prendre.
Si la nouvelle équipe est prête pour l’ouverture du Parlement, cette rapidité pourra témoigner d’une entente entre ses membres. Mais une photographie officielle et une présence dans l’hémicycle ne diront pas encore si l’alliance résistera aux premiers arbitrages sur le budget, l’emploi, la santé ou l’école.
Le 9 octobre sera donc un premier rendez-vous, pas la ligne d’arrivée. Le véritable défi du PAM sera de transformer sa victoire électorale en une majorité qui gouverne ensemble, au-delà du jour de sa nomination.












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