Après qu’il ait annoncé qu’il ne restera plus dans quelques mois à la tête de son parti, le PPS, Nabil Benabdellah garde bien l’espoir, cette fois-ci, de voir le PAM les remporter au détriment du RNI pour que sa formation rejoigne avec lui sa future majorité.
Ce retour au sein d’un gouvernement de Nabil Benabdellah et les autres ministres du prochain Exécutif lui permettrait de revenir en force pour mener à bien les contenus du programme politique du PPS et, à titre personnel, achever avec ce dernier mandat une riche carrière politique au cours de laquelle il gardera à son actif un bilan éloquent.
Le leader du PPS enfonce ainsi le clou des relations PPS-RNI d’Akhannouch tout le long des derniers mois, après que la majorité actuelle a rejeté au Parlement le projet d’une motion de censure du gouvernement suite à l’affaire des subventions des éleveurs à coups de milliards qui n’auraient servi à aucun résultat pouvant venir à bout de la crise de la viande qui se poursuit jusqu’à ce jour comme une fatalité pour les consommateurs. Benabdellah, très remonté contre l’actuel gouvernement, avait aussi demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour déterminer les critères d’octroi des aides après avoir fait le constat d’irrégularités.
Le courant n’est jamais passé, du reste, entre Benabdellah et Akhannouch et les deux hommes se vouent une mésentente cordiale sur tous les aspects de la gestion des affaires des Marocains et ne cachent pas publiquement leurs désaccords. À l’opposé, les relations du PPS avec le PAM n’ont jamais souffert du moindre ombrage, ce qui pousse le leader du PPS à espérer renouer avec ses ministres à cette gestion si la victoire du PAM est actée pour former une majorité à laquelle prendrait part également l’Istiqlal qui, à son tour, a annoncé son refus d’une nouvelle expérience avec le parti d’Akhannouch. Les dés commencent dès à présent à être jetés.












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