Le Parti de l’Istiqlal, qui ambitionne de doubler le score obtenu lors du précédent scrutin de 2021, n’a pas attendu la proclamation des résultats des élections de 2026 pour signifier au RNI, son actuel allié, son refus de le rejoindre une nouvelle fois si celui-ci était appelé à former une majorité, dans l’hypothèse encore incertaine d’une victoire.
Son secrétaire général, Nizar Baraka, a ainsi tenu à prendre les devants. Il n’a toutefois pas précisé si l’Istiqlal serait disposé à s’allier au PAM, au cas où celui-ci se retrouverait en position de composer une coalition gouvernementale. La veille, le PPS de Nabil Benabdallah avait également écarté toute alliance avec le RNI, que ce soit au sein de la future majorité ou dans les rangs de l’opposition qui émergera des élections de ce mercredi.
Un à un, les partenaires d’Aziz Akhannouch au sein de l’équipe gouvernementale sortante semblent donc quitter le navire. Le PAM, deuxième force politique de la majorité, se présente désormais comme le principal rival du RNI. Ses dirigeants ont déjà annoncé que l’alliance libérale du centre droit touchait à sa fin et qu’aucun nouveau compromis ne paraissait envisageable.
Concernant l’Istiqlal, Nizar Baraka espérerait gouverner dans le cadre d’une alliance limitée à deux formations, vraisemblablement avec le PAM. Une telle configuration permettrait à son parti d’obtenir davantage de postes ministériels qu’aujourd’hui, de conserver des portefeuilles stratégiques et de renforcer sa position au sein du futur exécutif.
Le secrétaire général de l’Istiqlal pourrait ainsi ambitionner de devenir le numéro deux du prochain gouvernement, aux côtés du PAM. Mais cette stratégie repose d’abord sur une condition essentielle : obtenir, ce mercredi, un résultat électoral suffisamment convaincant pour justifier ces ambitions.












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